SCENE PREMIER E
M. D’ORBESSON, GERMEüIL , M. LE BON.
d’OrbesS-on, irrité , à Germeuil.
Ouï , c'est vous qui égarez mes enfans. C’est vous qui avez emmené la maîtresse de votre ami. Jusques à quand, avez-vous résolu de vous jouer d eux , de mon frère et de moi ; connoissez tout l’intérêt que je prends a cette infortunée, et tremblez fte mettre ma patience à une plus longue épreuve. Qu'elle se trouve , vous disqe ; je ne vous accorde qu’un instant pour me I l rend re , et me répondre , et du lieu ou vous I avez celee, et du temps qu'elle y a passé. Si vous balancez encore à me satisfaire , jug^z à mon trouble ce que vous aurez à redouter de mon indignation. . # . ,
Monsieur le Bon , délivrez moi de ces importuns qui m obsèdent, Je ne yeux p.i sortir , ni recevoir personne aujour-
d'hui ; et qu'on m’aveftisse quand mon frère sera rentré. Ils s'en vont .
GeRMEUIL, seul.
J’égarç ses ënfan$ î Voi^à la récompense de la vertu, et le succès des vues les plus honnêtes. Prudence vaine et trompeuse , de quoi m'auras- tu seryi ?