CECILE, LE COMMANDEUR
T Le Commandeur , à Mademoiselle Clairet .
J e t'y prendrai... Ma nièce , tu as la une femme de chambre bien alerte. On ne sauroit faire un pas sans l’avoir sur ses talons... Mais comme te voilà rêveuse et délaissée.
Il est vrai... que... Ah J
Le Commandeur.
La voix et les mains te tremblent ?... C’est une cruelle chose que le trouble. Ton frère n’en a plus tant à présent : il prend , ce me semble , assez doucement son départ. Voilà comme ils sont tous. D’abord , c’est un désespoir à se noyer , à se pendre; tournez la main , pist , il n’y paroit plus. Je me trompe fort , oh ! il n’en seroit pas de même de toi ; si ton cœur se prend une
fois , cela durera. C e c i l e.
Encore ? Le Commandeur.
Ton ouvrage va mal ? G e c i l e.
Fort mal. Le Commandeur.
Comment Germeuil et ton frère sont-ils maintenant ? Assez bien, je crois. Cela s’est.-apparemment éclairci. Tout s’éclaircit à la fin ; et puis on est si Jionteux de s’être mal conduit ! Tu ne sais pas cela , loi qui as toujours été si réservée , si circonspecte. Ceci d e.
Je n’y tiens plus. ( Haut ). J’entends , je crois , mon père.
Le Commandeur.
Tu n’entends rien... C’est un étrange mortel que ton père toujours affairé sans savoir de quoi ; toujours regardant, et ne voyant rien. Mais revenons à l’ami Germeuil. Je n’ai pas changé d’âvis siir son compte au moins.
Je le crois. L i Commandeur.
Ni toi non plus , n’est-ce pas P Je lui découvre tous les jours quelque qualité , et je ne l’ai jamais si bien connu. C’es un garçon surprenant... mais tu es bien pressée.
Cecile.
Mon père tarde à revenir , et j’en suis inquiété.