SCENE III
Les precedens, S AI NT- A L B I N.
CS a î n t - A î. b i IV.
ÉCILE, viens consoler un infortuné qui^ succombe à sa peine,
Venez , mon frère.
SAINT-ÀLBIiy.
Dans un même jour , maudit d’un père , poursuivi par un oncle ! abandonné de ce que j’aime.... Je la croyois perdue : et au moment où je la Retrouve , il veut accepter le déshon^ neur , ou s’en arracher.... Ah , Cécile, je m’en vais donc loin de toi , loin delle ; et où la laisse-je ? ... Je ne la reverrai plus 1 je ne la reverrai plus !
Si vous avez vos peines , Germeuil et moi n'en éprouvonsnous pas ? S A î N t - A L e î N. ^
Où est-il cet ami ? Je voudrois aussi l'embrasser,
Hélas ! je ne sais où il est allé.
Saint-Alex w.
Çlle n'a plus que vous et lui.
Cecile.
Je plains son sort, Je plains le votre.
Saint-Albin,
ïe Vous la recommande à tous deux , par ses charmes sa jeunesse , son innocence , sa misère et son malheur que j ai faits ! ... Ma sœur n’oubliez pas que les asyles sont sacrés.
Cecile.
Je suis sous l'autorité d’un père.
Saint-Albin.
Vous connoissez les droits de l’infortune.
Cecile.
Je crains tout de mon oncle. De quels dangers nous sommes environnés ? Saint-Albin.
Cécile , je le sens , vous me préparez au comble du malheur... Ah ! s’il faut que je meure , finissez du moins mon supplice d’un seul coup.
CECILE, SATNT-ALBIN , M. LE BON , Mlle. CLAIRET.
Y Cecile, Mofisieur le Bon
o u s cherchez Germeuil ?
M. Le Bon.
Monsieur votre père demande pourquoi il n’est pas encore obéi. Saint-Albin.
Je suis trahi.
Mlle. Clairet.
Mademoiselle , votre oncle est rentré, et nous sommes tous en alarmes. S a int-A l b i n , e/2 sortant .
Ciel !... Sophie... Je cours, et la mort à qui osera l’approcher. Mlle. Clairet.
Voici Monsieur votre oncle.
Cecile.
Mon frère... Que va-t-il faire ?... O mon père , que vous répondrai-je ? Comment soutenir la présence de mon oncle ? Mes genoux se dérobent sous moi. Asseyons-nous ; faisons quelque chose qui me dispense de le regarder.