‹ Le père de familleChapitre 39 sur 39 · SCENE DERNIERE · texte numérisé non relu

SCENE DERNIERE

Les précedens , SOPHIE , UN EXEMPT , SAINT-ALBIN , GERMEUIL, PLUSIEURS GARDES. {Saine - Albin écarté V Exempt et les Gardes . )

S Saint-Albin, e# dedans .

u r votre vie , n’approchez pas.

Mon père P Sophie.

Monsieur ?

Saint-Albin, à Germeuil qui le retient . Laissez-moi. Le Commandeur.

Monsieur l’exeippt faites votre devoir.

Saint-Albin.

Auparavant il faut m’ôter la vie.

Le Commandeur.

Faites votre devoir.

d’Orbesson.

Regardez-la. S o p h i e.

C’est vous , mon oncle ! Secourez-moi.

Le Commandeur.

Que vois- je ?

Saint-Albin, à Cécile .

Sophie , nièce de monsieur d’Auvilé.

d’Orbesson.

Oui , monsieur , c’est votre nièce. Achevez à présent votre projet, et déshonorez votre sang.

Sophie.

Mon cher oncle. Le Commandeur.

Que faites - vous ici ? Que ne restiez-vous dans votre province ? Pourquoi n’y pas retourner quand je vous l’ai fait dire ? Sophie.

Mon cher oncle , je m’en irai, je m’en retournerai : ne me perdez pas. d’Orbesson.

Venez , mon enfant , levez-vous.

Me. Hebert.

Ali ! Sophie. Sophie.

Ah ! Madame.

d’Orbesson, à lJ Exempt.

Monsieur , retirez-vous , et n’ayez aucune inquiétude sur

la suite de cette affaire , je réponds de tout. ( à Sophie. ) Rassurez-vous, mon enfant. Ce n’est que par une tendresse et des bienfaits proportionnés aux peines que vous avez eues , que votre oncle peut se réconcilier avec lui-même et avec vous.

S a i n t - A u Mon père î d’Orbe

J’entends. Venez Sophie.

Le Gomma

Vous la voulez donc pour votre

n ’ O R B ES

où sont les parens qui r Le Gomma

Tu la veux pour ta femme ?

S a i IV t -À l B 1 N.

Si je la veux! Le Commandeur^

Aye-la , j’y consens ; aussi bien je n’y consentirois pas qu’il n’en seroit ni plus ni moins. ( à M. d* Orbesson ). Mais c’est à condition que vous me fassiez justice de votre fille et de cet homme - là. C r c i l e.

Mon père , vous ne condamnerez pas votre fille sans l’avoir entendue ? d’Or besson.

Je vous pardonne... Céciie je vous pardonne : que me demandez-vous ? S a 1 N t - A L B 1 N.

D’assurer aussi leur bonheur. Ils s’aiment. Mon père livrezvous à toute votre bonté. Que ce jour soit le plus beau de notre vie. Germeuil , approchez.

Mes enfans... vous aimez Germeuil ?

Le Commandeur.

Et ne vous en ai- je pas averti ?

d’Or b esso n.

Et pourquoi me l’avoir celé ? Germeuil , depuis long-temps je vous avois destiné ma fille , et j’ai aujouid’hui un nouveau motif pour vous l’accorder.

Le Commandeur.

Fort bien , voilà le comble. J’ai vu arriver de loin cette extravagance. Il falloit qu’elle se fit , et Dieu merci la voilà faite. Soyons tous bien joyeux. Adieu , nous ne nous reverrons plus. d’Orbesson.

Mon frère.

Le Commandeur, en s~ 'en allant .

Adieu. d’Orbesson.

Il changera d’avis. Il nous restera.

Mlle. Clairet.

Ne fût«ce que pour tourmenter leurs enfans.

d’Orbesson.

Cécile, Saint’Albin , approchez. Germeuil; venez, Sophie. "Voyons qui de nous saura le mieux réparer les peines qu’il a causées. Soyons tous heureux; ( Il les unit et ajoute ). Le jour qui vous unira sera le plus soiemnel de votre vie, puisse-t-il être aussi le plus fortuné ? Allons... O qu’il est cruel. .. qu’il est doux d’être père î FIN.

Voyez :

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