M. D1 ORBESSON, CECILE
Md’ O R B R S S O N.
a hile , avez-vous réfléchi ?
Oui , mon père d’ O r b e s s o n.
Qu'avez-vous résolu ? C e c i d e.
De faire en tout votre volonté.
d'Orb e sson.
Je m’attendois à cette réponse.
Si cependant il m'étoit permis de choisir un état..
Quel est celui que vous préféreriez ?... Vous hésitez... Parlez, ma hile. Cécile.
Je préférerois la retraite.
d’ Orbesson.
Que voulez-vous dire ? Un couvent ?
Oui mon père. Je ne rois que cet asyle contre les peines que je crains. d’ Orbesson.
Yous craignez des peines, et vous ne pensez pas à celles que vous me causeriez ? Yous m’abandonneriez ? Yous quitteriez la maison de votre père pour un cloitre ; non , ma fille, cela ne sera point. Je respecte la vocation religieuse , ruais ce n’est pas la vôtre. La nature , en vous accordant les qualités sociales y ne vous destina point à l’inutilité. .... Non , je n’aurai point donné la vie à un enfant , je ne l’aurai point élevé , je n’aurai point travaillé sans relâche à assurer son bonheur, pour le laisser descendre tout vif dans un tombeau , et avec lui mes espérances , et celles de la société trompée. ... Et qui la repeuplera de citoyens vertueux , si les femmes les plus dignes d’être des mères de famille s’y refusent ?