‹ Le père de la zoologie françaiseChapitre 12 sur 13 · Pages 529 à · texte numérisé non relu

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Puis il s’est fait un long silence, 5c c’est seulement en 1727 que la lettre d’Alep,. découverte par Burmann, est venue rappeler aux rares lecteurs des Sylloges Epistolarum que Pierre Gilles avait été, deux cent vingt-deux ans plutôt, un fort intrépide voyageur. Niceron , un peu plus tard (lyôS), a raconté" sa vie 5c résumé son œuvré dans une courte notice, fort défectueuse d’ailleurs, que les biographes de nos jours se bornent le plus souvent à reproduire en l’abrégeant...

J’avais été depuis longtemps attiré vers Pierre Gilles par la lecture des fragments de sa correspondance d’Orient, dont j’avais préparé une réimpression annotée. Et il me semblait que l’homme qui, le premier dans notre pays, avait directement interrogé la nature 5c rédigé certains morceaux descriptifs tout à fait remarquables, méritait mieux que la simple mention qu’on veut bien lui accorder parfois à côté de Belon 5c de Rori-, delet. Maintenant que j’ai étudié, aussi complètement que possible, le naturaliste d’Âlbi 5c ce qui reste de ses écrits, je n’hésite pas à lui décerner, cette fois en pleine connaissance de cause, ce titre de Fère de la -i^oologîe jrança'ne qu’on lui a parfois donné en passant 5c comme à regret.

Pierre Gilles a été vraiment le premier de nos zoologistes, dans l’ordre des temps (i535), 5c il a laissé à ses successeurs de grands 5c nobles exemples.

Je ne saurais mieux faire, en achevant ce petit travail sur Gilles d’Albi, que de reproduire les quelques lignes qui terminent sa topographie byzantine :

« C’est ma ténacité, écrivait-il à la veille de sa mort, c’est l’honnêteté de ma tâche qui m’ont toujours poussé 5c soutenu, confirmant ce jugement des Platoniciens qui enseignent qu’il n’y a de limite à la recherche du vrai que sa découverte ôc qu’il est honteux de se plaindre de la fatigue quand ce que l’on cherche est si beau. »

,Sive constantîœ. causa^ sîve rei honestas ad ea me ïmpulit^

PIERRE GILLES D’ALBI

confirmât O Platonicorum judicio tradentium niillum esse modum vesîîgandi veri^ nisî ïnveneris ^ quærandi dejatigatîones turpem esse^ cum id quod quæritur sit p niche rrimum .

Muséum, 23 janvier 1900.

Aoulouse, Iinp. Douladoure-Privat, rue S'-Rome, 39. — 9685

Revue des Pyrénées ,

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