‹ Le pere de ma fille comedie en un acteChapitre 7 sur 32 · IN · texte numérisé non relu

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Elle n’était encore que ma pupille ftlprg, car c’était quelques mois avant que Marie ne me son tendre aveu.

• "'MAURICE

Ah! . ' . .

boBÉLIN. • . . ,

Oui, jè Pavais conduite avec sa sœur ^ cette maudite fête, où jusqu’au lendemain je crus quelles avaient péri toutes les deux... mais, heureusement, élleS'en ont été quittes pour leurs parures perdues et une peur affreuse qui produit l’effet que tu vois quand il en est question.

MAURlÇè. ” '

Cela se conçoit! tu aurais dù me prévenir de ne jamais parler bal chez toi.

• gobelis. .,

Alors... n’en parlons plus..

MAURICE, s'asseyant à gauche.

Soit! mais autre chose; dis-moi donc quel est cét atelier de sculpture dont ce matin j’ai fait la découverte au fond du parc?

J'.y •»'. -q *up — COBELlN,

1 Ah! tu aS vil ? ) ' : / i ■

MAURICE

Ce n’est pas toi qui t’ès fait artiste, je suppose.

rhnn

Dieu merci, non !

Serait-ce ta fefrime?

COBELlN.

MAURICE

GOBEL1N

, Bien obligé !... ça m’irait joliment d’avoir une femme artiste, et stcrtùaire surtout; d’abord les femmes qui cultivent le marbre sont naturellement froides, et j’ai déjà eu bien assez d'un gîa- Çon daqs vje.

Qui donc alors?

itl Vl

* Mar. Maur. G.

GOBELIN

Tu ne devines pas cela, toi ? la femme forte qui ne croit ni à, la médecine ni aux médecins.

MAURICE, te levait -

Mademoiselle Clary? ’ 1

GOBELIN

Un bas bleu en plâtre ! mais ne parle pas de cela!., elle ne veut pas qu’on sache qu’elle est artiste.

MAURICE

Et pourquoi? ' ,

GOBELIN

Parce que les journaux qui lui reconnaissent déjà du mérite ne savent pas que c’est une femme.

MAURICE

Et comment signe-t-elle donc ? . ■

* GOBELIN

Camille Clary.

Camille Clary ! cet artiste dont les œuvres excitaient l’admiration à la dernière exposition?

GOBELIN

Ma beHe-sœur!

MAURICE. -

Si jeune, et déjà un talent*!

gobelin. u . i

Ah çà! mais, tu en parles...

MAURICE

Comme d’une femme qu’on doit admirer. *

GOBELIN

Tiens! tiens! tiens! .. v ,

MAURICE, à lui-même.

Et moi qui suis resté garçon jusqu’ici, parce que je ne voulais * unir ma destinée qu’à une femme de mérite, (a Gobelin.) Idiot que je suis! Au lieu de reconnaître la marque du génie dans toutes les actions de cette' belle jeune fille, je n’y voulais voir que les prétentions d’une provinciale cherchant a se {ioser en femme à part.

GOBELIN

Tout à fait à part! nous ne voyons jamais personne à cause d’elle.

MAURICE

Camille Gary ! si j’avais su ! mais n’est-ce pas elle qui vient de ce côté?

Oui, avec sa sœur. Et Jeanne, et ma fille? elles l’auraient do'hc confiée à des maiii9 mercenaires? Ah! voilà bien les femmes! Mais je suis là moi , et je vais veiller sur sa précieuse destinée, (u *ort.)

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