VI PREFACE
notre France fut irrémédiable ; et il comptait sur un esprit rénovateur pour réorganiser et réordonner ce chaos.
Il voyait le Bien mêlé au Mal dans les antagonismes multiples qui nous dévorent. S'il était un croyant : il était aussi un moderne. S'il avait le culte passionné du Christ et des idées et des préceptes évangéliques ; il avait aussi le culte de tont ce qui enivre notre génération présente : la science, la liberté politique, la république, la démocratie, la réforme sociale. Et pendant longtemps il dépensa tout son zèle apostolique à démontrer que la religion chrétienne n'était hostile ni au progrès scientifique, ni au régime libéral, ni à la forme républicaine, ni à la vraie démocratie, ni aux grands développements économiques de notre civilisation. 11 tenta cette démonstration et dans ses écrits et dans ses discours. limita cette démonstration de l'ardeur, de l'audace, de la passion, mais en restant toujours dans les limites d'une irréprochable orthodoxie. Ceux qui lui ont fait émettre des hérésies ou des sottises l'ont calomnié. Il fut quelquefois audacieux et provoquant, mais c'est tout. Très souvent on a condamné ses discours ou ses écrits sur l'appréciation de gens prévenus ou perfides ou mal renseignés. La plupart des