Lettre à M^'^ V., 'P'" juillet
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Sant Angelo, au moins une fois par semaine. Il y allait, accompagné d\in Père. 11 trouvait, là-haut, un air plus vif, une vue plus étendue, un silence plus saisissant, une solitude plus entière : cette ascension le délassait de ses études prolongées. Elle remettait son cerveau en harmonie et permettait à son esprit de déployer de plus grandes ailes. Il passait sur cette cime une heure ou deux. Il en redescendait quand le soleil s'était couché dans la mer et qu'il se sentait saturé de prières. En rentrant au couvent, tout baigné de sueur, il s'épongeait d'eau froide et il était refait. ].e lendemain, ses nerfs étaient détendus, sa tête était libre, il voyait clair dans son ciel L
Les nouvelles de France ne faisaient pas défaut h TExilé. Il recevait jusqu'à vingt à vingt-cinq lettres par jour. Au commencement de son exil, il en reçut jusqu'à quatre-vingt-deux en deux jours. Jamais le facteur de Corbara n'était arrivé à la porte du couvent avec une boîte aussi remplie. Ces lettres étaient la plupart du temps des lettres de condoléances et de félicitations. On le plaignait de son exil ; on le félicitait de son obéissance. — Sa vieille mère, de plus en plus malade, lui écrivait des lettres déchirantes. — En voici une :