LA GRANDE COLÈRE
Contre un bougre d'endormeur auquel il a donné les étrivières pour l'avoir dénoncé à l'Assemblée nationale, et demandé que toute la nation soit envoyée à Orléans, afin de faire guillotiner tous les patriotes pour les menus plaisirs de madame Vero. Sa grande joie de ce que l'Assemblée a donné une calotte de plomb à ce foutu cerveau brûlé, et un logement à Charenton.
De voir arriver vingt mille bougres à Paris, de tous les départements pour tenir en bride les jean-foutres de feuillants qui veulent rétablir le despotisme et la noblesse ; ses grands préparatifs pour les recevoir et marcher à leur tête pour foutre la chasse à soixante mille brigands qui sont renfermés dans Paris, et qui attendent le signal pour égorger l'Assemblée nationale et tous les patriotes.
1 Mème observation qu'au numéro précédent.
? Le uuméro d'ordre est rétabli en chiffres pareils à ceux qui
précèdent le 158°. — Mêmes fourneaux el même imprimerie qu'aux numéros 138 et 139.
No 441!.
De voir nos généraux s'amuser à la moutarde au lieu de foutre à bas tous les trônes des tyrans. Ses bons avis au maréchal Luckner pour qu’il se foute enfin un grand coup de peigne avec les Autrichiens, en lui promettant d'aller, à la tête des braves sans-culottes, lui aider à exterminer tous les ennemis de la France et de la liberté.
Contre les bougres d'épauletiers de la garde nationale qui veulent exciter la guerre civile dans Paris, sa grande ‘joie de voir que les braves volontaires ne donnent pas dans le panneau et qu'ils restent fidèles à l’Assemblée nationale et à la constitution. Sa grande dispute avec le coquin de Figaro, auquel il a foutu des gifles pour avoir insulté le brave Chabot, dans un placard couleur de cocu. |
* Ace numéro apparaissent les nouveaux fournéaux, qui se continuent jusqu'à la fin du journal. — Imprimerie de la rue des Filles-Dieu, n° 8, ci-devant chez Tremblay.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE Contre inadame Vero qui a fait rafle de tous les ministres patriotes, et qui se prépare à aller prendre l'air de Montmédi avec Dumouriez. Les bons avis du père Duchesne à l'Assemblée nationale pour faire rehrousser
chemin à la daronne, et l’envoyer à Orléans, avec tous les traîtres et les ennemis du peuple.
LA GRANDE COEÈRE DU PÈRE DUCHESYF
Contre le foutu capon qui a assassiné le brave Grangeneuve ; sa grande visite à la tète des braves sansculottes, pour savoir de ses nouvelles ; leur entretien bougrement patriotique, et le grand serment du père Duchesne, de servir de sentinelle à tous les députés patriotes auxquels madame Veto et les aristocrates veulent faire passer le goût du pain.
No 445.
De voir le pouvoir exécutif marcher comme les écrevisses ; sa rencontre avec le roi aux Champs-Elysées, et
leur entretien secret au sujet du renvoi des ministres
patriotes. Sa grande réponse au général Lafayette,
qui déclare la guerre aux jacobins, et qui veut dé- - truire toutes les sociétés patriotiques.
Contre les jean-foutres de feuillants et tous les fripons soudoyés par la liste civile, qui voulaient empêcher le peuple de parler au gros bourgeois, et faire mettre has les piques à nos braves lurons des faubourgs, afin d’en faire une capilotade. Son grand discours au roi, au nom des braves sans-culottes, et sa grande joie d'avoir vu. madame Vero sufloquée par le hoquet, à force d'avoir mangé du fromage.
Contre les scélérats qui excitent le roi contre le peuple et qui veulent le détrôner pour mettre ses frères à sa place. Ses remerciments au brave Pétion qui a fait rengainer le drapeau rouge aux jean-foutres qui voulaient égorger les sans-culottes. Sa grande consigne à tous les bons citoyens de veiller sur ce brave bougre que les aristocrates et les chevaliers du poignard ont
‘ juré de massacrer.
De voir que tous les vetotièrs, qui voulaient exciter là guerre civile et faire égorger le peuple, ont tiré un coup d'épée dans l'eau. Ses bons avis à la garde nationale pour l'engager à foutre la pelle au cul à l'état-major, et à vivre en paix avec les braves sans-culottes.
No 449.
Contre le général Blondinet !, qui tourne le cul aux Autrichiens, pour livrer bataille aux Jacobins ; sa grande provision d’étrilles, pour épousseter comme il faut le bougre de cheval blanc, en attendant que l'Assemblée nationale lui taille des croupières pour l’empécher de se cabrer et de regimber contre les sansculottes.
De ce que l’Assemblée nationale a fait mettre les pouces à madame Vero et au comité autrichien, et qu’à leur
1 La Fayette,
barbe et à leur nez'tous nos lurons des départements vont arriver pour la fédération. Sa GRANDE COLÈRE contre le général CourBETTE et son compagnon Lameth, qui s’entendent comme larrons en foire avec les Autrichiéns, et qui ont saigné du nez quand il a fallu se donner un coup de peigne. Son départ pour -les frontières, à la tête des braves sans-culottes, pour venger l'honneur de la nation, et tirer vengeance des jeanfoutres qui ont mis le feu à Courtray.
Contre l’Assemblée nationale, qui fait renchérir le fromage, à force d'en faire manger à madame Ver. SA GRANDE JOIE en essuyant les pleurs que la particulière a versés quand on lui a appris le décret qui fout de la pelle au cul à ses mouchards. Invitation bougrement patriotique du véritable marchand de fourneaux à la garde nationale, pour qu'elle fasse promptement la conduite de Grenoble aux pieds plats de l’état-major, et qu’elle les remplace par de braves citoyens.
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D'avoir vu les Jacobins et les Feuillants s'embrasser, et l'Assemblée nationale, et le roi mettre leur tête
122 LE PÈRE PDUCHESNE.
dans un bonnet, pour défendre la constitution; sa grande
‘visite au roi, pour le féliciter de sa réconciliation avec les sans-culottes ; Sa GRANDE COLÈRE contre les jeanfoutres du département qui ont suspendu le brave Périon ‘, pour faire une nouvelle Saint-Barthélemi dans Paris, et allumer la guerre civile dans toute la France.