‹ Le Père Duchesne d'HébertChapitre 30 sur 47 · PÉTION OU LA MORT, FOUTRE · texte numérisé non relu

PÉTION OU LA MORT, FOUTRE

Ou la grande députation des braves sans-culottes ayant à leur tête le père Duchesne, pour demander à l'Assemblée nationale qu'elle rende la place au brave Périon, et qu’elle déclare que la patrie est en danger, pour exterminer tous les traîtres et les aristocrates.

De ce que l’Assemblée nationale a fait mettre les pouces au département, et rendre la place au brave Périon *?. L'invitation qu’il'a faite aux fédérés de venir s’en

‘ Arrêté du Département du 6 juillet 1792.

* Décret de l’Assemblée du 13 juillet 1792.

foutre une pile avec nos lurons du faubourg Saint- Antoine, jusqu'au moment où ils partiront ensemble pour les frontières, et pour extermiuer les brigands couronnés qui veulent détruire notre constitution.

De voir que le brave Luckner se laisse mener par le nez par le comité autrichién, la grande visite qu'il lui à rendue, pour lui découvrir le pot aux roses, et l'engager à servir loyalement le peuple ; leur entretien bougrement patriotique, pendant lequel ils s’en sont foutu une fameuse pile.

No 456.

Contre la blanchisseuse autrichienne, qui a préparé une grande lessive à sa buanderie, pour blanchir le général Blondinet. Sa GRANDE Joie de voir que ce n'est qu'une lessive de gascon, qui ne prendra pas au vis-à-vis des braves fédérés qui savent tous : qu'à laver la tête d'un nègre, on y perd son savon.

En apprenant la conspiration du comité autrichien, pour amener le roi à Rouen, et y établir les deux chambres. Son départ à la tête des braves fédérés et des sansculottes, pour empêcher les manigances de madame Vero, en foutant le tour aux Autrichiens, aux Prussiens et au général Courbette.

De voir que l'Assemblée nationale laisse le traître Blondinet à la tête de nos armées. Sa grande motion pour envoyer le bougre de cheval blanc à la voirie» et pour que la Nation se lève tout entière et fasse mettre les pouces à M. Vero. SA GRANDE 301 de ce qu'on a foutu la danse au gredin de Despremenil ?.

‘ Ge numéro d'ordre est en petits chiffres. — De l'imprimerie de Ja rue “ainte-Barbe, près la porte"Saint-Denis, n° 5, ci-devant chez Tremblay. — Même imprimerie jusqu'à la fin du journal.

* Le 27 juillet 1792, M. Despremenil fut battu, désbabillé et sahré au Palais-Royal.

Au sujet de toutes les trahisons- de Louis XVI et des coups de chien qu'il médite contre la nation. Sa grande dénonciation à l’Assemblée nationale contre ce roi parjure, et les bons avis qu’il donne aux députés de ne pas se laisser graisser la patte, et, au lieu de faire de la bouillie pour les chats, comme à la révision, de prononcer la déchéance contre le roi de Coblentz.

De voir que le savon de la blanchisseuse autrichienne a rendu le traître Blondiret aussi blanc que la neige *!, Ses bons avis aux braves bougres de l'Assemblée nationale, pour qu'ils montrent les dents aux royalistes et aux Feuillants, et les empêchent de laver la race Vero avec une semblable lessive.

LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE Au sujet du siége de la ménagerie royale et de la prise du château de Coblentz par les braves sans-culottes et les

* Décret du 8 août 1792, qui porte, à la majorité de 426 voix contre 224, qu'il n'y a pas lieu à accusation contre M. de la Fayette.

fédérés . Sa grande colère contre ce traître Vero qui vient de jouer au roi dépouillé, et les bons avis qu'il donne à tous les braves bougres qui aiment la liberté, de ne pas s'endormir dans la victoire.

LE PÈRE DUCHESNE NOMMÉ GARDIEN DE LA TOUR DU TEMPLE À POUR SURVEILLER LA MÉNAGERIE ROYALE.

Sa grande colère contre la femme Capet qui voulait se faire enlever avec le gros Louis, par Lafayette et les chevaliers du poignard, pour aller prendre possession du royaume de Coblentz. Sa grande joie de ce que la municipalité a fait rafle de toutes les coquines qui en-

- touraient madame Vero, qui ne peut plus conspirer maintenant qu'avec les chauve-souris.

Ne 4165.

BONJOUR , BONNE ŒUVRE OU LE BOUQUET DE LOUIS LE TRAÎTRE CI-DEVANT ROI DES FRANÇAIS.

Qui condamne le scélérat à être raccourci avec l’infâme Antoinette et toutes les bêtes féroces de la ménagerie, pour avoir voulu mettre la France à feu et à sang, et fait égorger les citoyens.

‘ Prise des Tuileries, le 10 août 1792.

2 Le roi et sa famille furent transférés au Temple le 13 août 1792.

Après avoir entendu le roi de Coblentz et sa femme méditer de nouveaux coups de chien, pour faire assiéger Paris et le réduire à la famine ; sa grande dispute avec la femme Capet, qui se vante d’avoir sous peu de temps la clef des champs, de faire livrer toutes les villes frontières comme celle de Longwy, et d'empêcher la Convention nationale de s’assembler.

De voir que l’Assemblée nationale se laisse encore brissoter et feuillantiser. Sa GRANDE Jote de ce que la Convention nationale va foutre de la pelle au cul à tous les tripotiers du Manége. Ses bons avis au peuple pour qu'il ne souffre dans cette Convention ni robins, ni calotins, ni beaux esprits, mais seulement des bougres à poil, déterminés à vivre libres ou mourir.

‘ La ville de Longwy fut prise par les Prussiens le 23 août 1792, après un bombardement de quinze heures. Elle fut reprise le 22 octobre suivant par Kellermann.

De ce que les électeurs de Paris ne prennent pour députés que des bougres à poil et des véritables sans-culottes. SA GRANDE COLÈRE de voir qu'il ne vient ni bon vent, ni bonnes gens de la ci-devant province de Normandie, et qu'on y a nommé les plus fieffés aristocrates qui soient sous la calotte du ciel. Son départ à la tête des braves sans-culottes pour aller barrer le chemin à l'ennemi, et l'empêcher d'arriver à Paris. |

Ne 469.

De voir toutes les manigances des faux patriotes et des aristocrates pour faire remonter Louis le traître sur . letrône. Sa 6ranDe Joie de voir que la Convention na-

tionale va faire couper le sifflet à ce bougre d'ivrogne, , | les bons avis qu’il donne aux braves sans-culottes pour qu'ils s’arment de Jeurs piques et se tiennent sur leurs , gardes, afin d'éviter tous les coups de chien qu'on leur

| prépare. :

Au sujet de tous les coups de chien qu'on prépare pour donner la volée à la nichée de hiboux du Temple, et pour empêcher la Convention nationale de s’assembler. Sa grande joie de voir arriver de tous les départements les braves bougres qui vont faire le procès au cornard Capet et l'envoyer à la guillotine avec la louve autrichienne. Son grand chagrin de voirque le père des sansculottes, que le brave Pétion quitte sa place de maire pour celle de député‘.

Au sujet du déménagement des bougres de poules mouillées du Manége * qui n'ont pas eu le courage de sauver la France. Ses remerciments à tous les braves bougres qui ont défendu le peuple au milieu de cette foutue cohue. Sa grande provision de vinaigre des quatre voleurs pour purifier la salle où la Convention nationale va s’assembler.

‘ 1] fut nommé président de Ja Convention le 21 septembre. Ce fut le premier président de cette assemblée.

3? L'Assemblée législative se retira, et la Convention s'installa le 21 septembre 1792.

Au sujet du décret ‘ qui a foutu à bas la royauté et coupé les vivres à tous les aboyeurs de la liste civile. Ses avis à tous les bons citoyens pour qu'ils aient à se défier des faux patriotes qui cherchent à leur jeter de la poudre aux yeux et à s'emparer de l'autorité.

De ce que le jugement de l’ogre Capet s’en va en eau de boudin; sa grande visite à la tour du Temple, pour mettre ordre dans les dépenses de la ménagerie, sa grande joie d'avoir vu madame Vero en pamoison lorsqu'on lui a annoncé l’antienne de la suppression de la royauté.

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De voir que le roi des marmotes -est détrôné, et que le Mandrin de la Prusse est forcé de mettre les pouces.

‘ Du 21 septembre 1792.

Ses bons avis à tous les citoyens pour qu'ils se défient

des têtes couronnées jusqu’à ce qu'ils jouent à la boule avec elles.

Contre Louis le Templier, qui étouffe à force de manger du fromage depuis qu’on l’a séparé de la louve autrichienne. Sa grande joie de voir que le brave Dumouriez à fait la conduite de Grenoble aux brigands couronnés qui voulaient remettre ce parjure sur son trône. Ses bons avis à tous les peuples afin qu'ils mettent tous leurs têtes dans un bonnet, afin de chasser tous les rois s’ils veulent vivre libres et heureux.

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