LA GRANDE REVUE DE L'ARMÉE BUZOTINE PAITE PAR LE PÈRE DUCHESNE
Grand détail de tous les préparatifs du siége de Paris par les recors et pousse-culs de la Normandie. Corps de cavalerie monté sur des ânes et commandé par Lanjuinais. Partage de la France entre les Brissotins et les Rolandins, qui ont créé Pétion empereur de la Vendée. Ses BONS AVIS. aux braves sans-culoites des départements qu'on veut faire marcher contre nous, d'amener cette bande de Mandrins pieds et mains liés à la Convention pour leur faire essayer la cravate de l’ivrogne Capet.
Contre Dumouriez cadet, ci-devant comte de Custines, qui se déclare dictateur, contre le ci-devant duc de Biron, qui ont mis leur tête dans un bonnet avec Buzot, pour détruire la république, et qui ont formé le com-— plot de se joindre aux brigands de la Vendée. Ses bons avis aux sans-culottes pour qu'ils chassent tous les nobles des armées, et qu’ils s’arment de fouets de poste, pour faire déguerpir tous les fripons protégés par le traître Roland, et en particulier le barbouilleur Carra, qui jouit d'une place de 20 mille livres, en vertu d’un brevet délivré dans le boudoir de la reine Coco par les Mandrins de la Gironde.
LE PÊRE DUCHESNE. 14 N° 268.
Au sujet de la trahison des généraux de la Vendée, qui s’entendent avec les brigands pour capduire et livrer les soldats à la boucherie et livrer notre artillerie. Ses pons avis à la Convention pour qu'elle fasse danser Biron. SA GRANDE JoIE de voir les traîtres Westermann et Sandos essayer la cravate de Capet.
Au sujet d’un nouveau projet de contre-révolution qui doit commencer par un pillage dans Paris, afin d’enlever le petit avorton du Temple. Ambassadeurs envoyés par deux sections de Paris au roi Buzot, pour lui annoncer cette bonne nouvelle, et passer le contrat de mariage de ce roi des Buzes, avec la grosse Babet, sœur de feu Capet, et celui de Louis XVII avec la fille du grand Gorsas. Conspiration de Custines pour livrer le passage aux Autrichiens et aux Prussiens qui doivent assister à ses fiançailles.
N° 260, LA GRA DE DOULEUR DU l'ÈRE DUCHESNE
Au sujet de la mort de Marat, assassiné! à coups de couteau par une garce du Calvados, dont l’évêque Fau-
4 Le 13 juillet 1798.
chet était le directeur. Ses bons avis aux braves sans- + culottes pour qu'ils se tiennent sans cesse sur leurs
gardes, attendu qu’il y a dans Paris plusieurs milliers
de tondus de‘ la Vendée qui ont la patte graissée pour ” égorger tous les bons citoyens.
De voir que toutes les communes de la république se rallent autour de la constitution, que sa majesté Buzotine commence à jouer au roi dépouillé, et qu'avant qu'il soit l’âge d'un petit chien, les départements rendront justice aux Parisiens, malgré les accapareurs de Marseille et de Bordeaux et les marchands de galon de Lyon.
Au général Moustache, ci-devant comte de Custines, en se déguisant en baron allemand pour tirer les vers du nez de ce vieux renard, qui lui a fait connaître tous les coups de chien qu'il avait en tête pour livrer Condé et Valenciennes à nos ennemis, tandis que plus de vingt mille bandits, ci-devant nobles; sont cachés dans Paris, et attendent le signal pour égorger les sansculottes, et faire la contre-révolution.
Contre tous les bandits qui veulent exciter du trouble dans Paris, en enlevant le pain chez les boulangers, “pour le jeter dans la rivière. SEs Bons avis à la Convention, pour qu'elle fasse promptement jouer le général Moustache ! à la main chaude, attendu qu'il est le chef de tous les brigands, et qu'elle s'occupe nuit et jour du soulagement des pauvres en foutant la chasse aux accapareurs.
Après avoir vu Marat dans un songe, dans lequel il lui a fait connaître tous les intrigants, les fripons et les traîtres qui veulent perdre la république. Leur entretien bougrement patriotique sur les moyens de sauver la sans-culotterie. Le serment du vieux marchand de fourneaux de marcher toujours sur les traces de l’Ami du peuple, malgré le poignard et le poison des hommes d’État.
! Par décret du 21 juillet 1793, la Convention ordonna que le général Custines serait enfermé à l'Abbaye. 11 fut décrété d'accusation le 28 du même mois.
De voir que les sans-culottes s’ämusent à la moutarde, au lieu de tailler dans le vif pour sauver la république. Les bons avis qu'il leur donne pour exterminer les
. brigands de la Vendée, et faire mettre les pouces aux marchands de galon de Lyon. Sa grande motion, pour
. qu'on mette le grapin sur tous les contre-révolutionnaires, les royalistes, les accapareurs, et qu'on les enferme dans des églises, en braquant devant le canon chargé à mitraille, jusqu'à ce que la paix soit assurée et la constitution établie.
Au sujet de la capitulation honteuse de Mayence ! livrée aux Autrichiens par les ordres de l’infâme Custines qui a placé dans toutes les villes de guerre des scélérats pour les rendre de la même manière. Ses bons avis à la Convention pour qu'elle chasse tous les nobles des armées. Sa grande joie de voir le général Moustache jouer à la main chaude en présence des braves bougres des départements, qui arrivent pour la fête du 10 août.
‘ Le 23 juillet 1793.
Contre les Brissotins, les Rolandins, les Royalistes, qui font assiéger les boutiques des boulangers, par leur valetaille, dès la pointe du jour, afin d'exciter du trouble dans Paris pour sauver le traître Custines Sa grande joie au sujet du décret ? qui va faire raccourcir tous les accapareurs. Ses bons avis aux sans-culottes, pour empêcher la disette et assurer du travail et du pain à tous les citoyens, quand on aura mis à l'ombre tous les jean-foutres qui soufflent le froid et le chaud pour faire la contre-révolution.
Au sujet de la prise de Valenciennes 5, qui vient d’êfre livrée par les amis de Custines. Sa grande joie de voir que la louve autrichienne va être à la fin raccourcie. La grande visite qu’il lui a rendue à la Conciergerie, pour entendre ses cris et ses injures contre la sansculotterie. Sa grande dénonciation au sujet d’un com-
‘ Il ya des exemplaires qui portent n° 266. Le texte est identiquement le nième.
* Du 26 juillet 1795.
3 La capitulation de Valencicunes eut lieu le 28 juillet 1795
plot formé pour demander une amnistie le 10 août, en faveur de Custines et de Brissot, et pour sauver tous les viédases qui ont voulu buzoter la France. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour qu'il se mettent sur leurs gardes pour empêcher ce nouveau coup de chien.
Contre une nouvelle clique de fripons et d’intrigants qui veulent remplacer les Brissotins et mener la Convention à La lisière, livrer la France à nos ennemis, et donner la clef des champs au petit louveteau du Temple, pour régner en son nom. Sa grande joie de voir arriver les braves sans-culottes des départements pour la fète du 10 août. Les bons avis qu'il leur donne de mettre tous leur tête dans un bonnet, pour exterminer tous les traitres, et donner le grand coup de collier qui fera marcher la Coristitution.
De voir manquer les subsistances au moment où nos frères des départements viennent manger avec nous le pain de la fraternité. Ses bons avis aux braves sansculottes pour qu'ils s'emparent de la clef du garde-
manger, afin qu'il ne soit plus délivré de bouffaille qu'aux ouvriers et aux hommes utiles, et que les gode-
lureaux et les coquines de l’ancien régime, qui rient de la misère du peuple, soient condamnés à leur tour
à faire carème. Sa grande joie de s’en foutre une pile éternelle avec les braves bougres qui vont jurer avec nous, de défendre jusqu'à la mort la république une et indivisible, et la mort des tyrans, des traîtres et des accapareurs. .
Ne voir que les braves bougres, envoyés par les départements pour la fête de la Constitution !, sont décidés à donner avec nons le dernier coup de collier pour sauver la république. Le grand discours qu’il leur adresse avant leur départ, et les bons avis qu'il leur donne pour qu'ils fassent sonner le tocsin dans tous les villages, afin de faire danser la carmagnole aux aristocrates, aux royalistes et aux accapareurs, et ensuite aux Autrichiens et aux Prussiens.
De voir que l’on allonge la courroie pour le jugement de Brissot, de Custines et des crapauds du Marais. Ses bons
* La Fédération, 10 août 1793.
avis aux braves sans-culottes des départements, pour qu'ils ne quittent pas Paris avant que tous les traîtres qui ont voulu allumer la guerre civile aient mis la tête à la fenêtre. Son grand discours aux braves Montagnards qui ont fait la Constitution, pour les engager à déhvrer le peuple des sangsues de la chicane, et décréter promptement l'instruction publique.
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Contre les riches qui veulent affamer le peuple, en aesgparant le blé et les denrées. Ses bons avis à la Convention, pour qu'elle lève une armée de 40 mille sansculottes dans chaque département, pour forcer les gros fermiers de sortir le blé de leurs greniers, où il moisit, et pour faire prendre l’air au sucre et au savon que les accapareurs cachent dans des souterrains, pour les vendre ensuite au poids de l'or.