AVANT-PROPOS. S
grossières injures. Il accusa de trahison Pétion, Bailly, les généraux Dumouriez, Lafayette, Custines, et tant d'autres, et eut le privilège de soulever la populace toutes les fois qu'il le jugea nécessaire à ses projets.
A répoque où ce journal était dans sa pé^ riode de violence, Hébert y demandait, presque dans chaque numéro, le supplice de ceux qu'il appelait les conspirateurs , les aristocrates , les agents de Pitt et de Cobourg , les crapauds du Marais, par opposition aux membres de la Montagne. Ses locutions les plus ordinaires pour désigner le supplice même étaient : jouer à la main chaude*, mettre la tête à la fenêtre, faire la bascule, essayer la cravate à Capet , éternuer dans le sac, cracher dans le sac, demander rheure au vasistas , raccourcir. Il appelait Tinstrument du supplice la sainte guillotine , le rasoir national ; enfin , la charrette dans laquelle on conduisait les patients était nommée par lui le vis-à-vis de maître
* Les patients avaient les mains attachées derrière le dos.