PÉTION OU LA MORT, FOUTRE
Ou la grande députation des braves sans-culottes ayant à leur tête le père Duchesne, pour demander à F Assemblée nationale qu'elle rende la place au brave Pétion, et qu'elle déclare que la patrie est en danger, pour exterminer tous les traîtres et. les aristocrates.
LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCflESNE
De ce que T Assemblée nationale a fait mettre les pouces au département, et rendre la place au brave Pétion *. L'invitation qu'il a faite aux fédérés de venir s'en
* Arrêté du Département du 6 juillet 1792.
* Décret de rAsseuiblée du 15 juillet 1792.
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foutre une pile avec nos lurons du faubourg Saint- Antoine, jusqu'au moment où ils partiront ensemble pour les frontières, et pour exterminer les brigands couronnés qui veulent détruire notre constitution.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
De voir que le brave Luckner se laisse mener par le nez par le comité autrichien, la grande visite qu'il lui a rendue, pour lui découvrir le pot aux roses, et rengager à servir loyalement le peuple ; leur entretien bougrement patriotique, pendant lequel ils s*en sont foutu une fameuse pile.
LA GRAKDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
Contre la blanchisseuse autrichienne, qui a préparc une grande lessive h sa buanderie, pour blanchir le général Blondinet. Sa grande joie de voir que ce n'est qu'une lessive de gascon, qui ne prendra pas au vis-à-vis des braves fédérés qui savent tous : qu^à laver la tête d^un nègre, on y perd son savon.
it\ Lli PÈRE DUCHESNE.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
En apprenant la conspiration du comité autrichien, pour amener le roi à Rouen y et y établir les deux chambres. Son départ à la tète des braves fédérés et des sansculottes, pour empêcher les manigances de madame Veto, en foutant le tour aux Autrichiens, aux Prussiens et au général Courbette.
De voir que TAssemblée nationale laisse le traître Blondinet à la tète de nos armées. Sa grande motion pour envoyer le bougre de cheval blanc à la voirie» et pour que la Nation se lève tout entière et fasse mettre les pouces à M. Veto. Sa grande joie 'de ce qu'on a foutu la danse au gredin de Despremenil«.
* Ce numéro d'ordre est en petits chiffres. — De rimprimeriede la rue Sainte-Barbe, près la porte'Saint-Denis, n' 5, ci-devant che« Tremblay. — Même imprimerie jusqu'à la fin du journal.
* Le 27 juillet 1792, M. Despreincnii fut baUn, déshabillé «tsal>ré au Talais-Royal.
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LA GRANDE COLÈRE DU PERE DUCHESME '
Au sujet des insultes qui ont été faites aux. braves Marseillais ' par les valets de madame Veto. Sa grande joie de ce qu'ils ont fait mettre les pouces aux grenadiers de la vierge Marie, qui veulent exciter la guerre civile#dans Paris, afin de faire partir monsieur et madame Veto, et de les conduire avec les vétoliers de TÂssemblce nationale dans la ville de Rouen.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNB
De voir que TÂssemblce nationale ne veut pas prendre le mors aux dents et punir tous les traîtres qui veulent détruire la constitution. Sa grande joie au sujet du décret qui accorde des pensions et des établissements à tous les soldats ennemis qui brûleront le cul au despotisme *.
* ils arrivèrent à Paris le 30 juillet 1792.
' Déi-rct tlu 2 août 1792, qui accorde une pension aux militaires
étrangers qui viendront se ranger sous les drapeaux de la Franee.
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