CI -DEVANT ROI DES FRANÇAIS
GRAND JUGEMENT DU PÈRE DUCHESNE
Qui condamne le scélérat à être raccourci avec Tinfàme Antoinette et toutes les bêles féroces de la ménagerie, pour avoir voulu mettre la France h feu et h sang, et fait égorger les citoyens.
* Prise des Tuileries, le 10 aaût 1792.
i Le roi etsa ramiilerurciil iran^féiés au Temple le 15 auûl 179i.
1!» LE PÈBE DUCHESME.
LA GRANDE COLÈRE OV PÈRE DUCHESNE
Après avoir entendu le roi.de Goblentz et sa fenune méditer de nouveaux coups de chien, pour faire assiéger Paris et le réduire à la famine ; sa grande dispute avec la femme Capet, qui se vante d'avoir sous peu de temps la clef des champs, de faire livrer touteHes villes frontières comme celle de Longwy *, et d'empêcher la Convention nationale de s'assembler.
LA GRANDE COLERE DU PÈRE DUCHESNE
De voir que l'Assemblée nationale se laisse encore brissoter et feuillantiser. Sa grande joie de ce que la Convention nationale va foutre de la pelle au cul à tous les tripotiers du Manège. Ses bons avis au peuple pour qu'il ne souffre dans cette Convention ni robins, ni calotins, ni beaux esprits, mais seulement des bougres à poil, déterminés à vivre libres ou mourir.
' La ville dcLongwy futpiise par les Prussiens le 2S août 1792, après un bombardement de quinze heures. Elle fnl reprise le 22 octobre suivant par Kellermann.
LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE
De ce que les électeurs de Paris ne prennent pour députés que des bougres à poil et des véritables sans-culottes. Sa .GRANDE COLÈRE de voir qu'il ne vient ni bon vent, ni bonnes gens de la ci-devant province de Normandie, et qu'on y a nommé les plus fieffés aristocrates qui soient sous la calotte du ciel. Son départ à la tète des braves sans-culottes pour aller barrer le chemin à Tennemi, et Tempècher d'arriver à Paris.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
De voir toutes les manigances des £aiux patriotes et des aristocrates pour faire remonter Louis le traître sur le trône. Sa grande joie de voir que la Convention nationale va faire couper le sifflet à ce bougre d*ivrogne, les bons avis qu'il donne aux braves sans-culottes pour qu'ils s'arment de leurs piques et se tiennent sur leurs gardes, afin d'éviter tous les coups de chiea qu'on leur prépare.
fSU LE PÈRE D;UGHESNE.
iV i70.
LA GRANDE COLÈRK DU PÈRE DUCHESNE
Au sujet de tous les coups de chien qu'on prépare pour donner la volée k la nichée de hiboux du Temple, et pour empêcher la Convention nationale de s'assembler. Sa grande joie de voir arriver de tous les départements les braves bougres qui vont faire le procès au cornard Capet et Tenvoyer à la guillotine avec la louve autrichienne. Son grand chagrin de voirquelepère des sansculottes, que le brave Pétion quitte sa place de maire pour celle de député * .
LA GRANDE JOIE DU PERE DUCHESNE
Au sujet du déménagement des bougres de poules mouillées du Manège • qui n'ont pas eu le courage de sauver la France. Ses remercîments à tous les braves bougres qui ont défendu le peuple au milieu de cette foutue cohue. Sa grande provision de vinaigre des quatre voleurs pour puritier la salle où la Convention nationale va s'assembler.
* Il fut nommé président de la Convention le ^1 septembre. Ce fut le premier président de cette assemblé»».
' L'Assemblée législative se retira, et la Convention s'insUilin le t\ septenjbre 1792.
Ses bons avis à tous les citoyens pour qu'ils se défient des tètes couronnées jusqu'à ce qu'ils jouent à la boule ayec elles.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
Contre Louis le Templier, qui étouffe à force de manger du fromage depuis qu'on l'a séparé de la louve autrichienne. Sa grande joie de voir que le brave Dumouriez a fait h condiiite de Grenoble aux brigands couronnés qui voulaient remettre ce parjiure sur son trône. Ses bons avis à tous les peuples afin qu'ils mettent tous leurs têtes dans un bonnet, afin de chasser tous les rois s'ils veulent vivre libres et heureux.
la' GRANDE REVUE DE LA CONVENTION NATIONALE
PAR LE PÈRE DUCHESNE
SA GRANDE COLÈRE
De voir plusieurs Mandrins et des véritables CaFtouches parmi les représentants du peuple , sa grande motion pour que l'on coupe les vivres et les oreilles à tous les viédases qui veulent s'emparer de Tautorité.
LA GRANDE COLERE DU PÈRE DUCIJESNE
De voir que la GonTention nationale se laisse gouverner par des jean-foutres qui lui font faire de la bouillie pour les chats, qu'au lieu de s'occuper du procès du ci-devant roi, elle cherche des poux aux représentants de la Commune qui ont sauvé la République. Ses bons avis aux braves députés pour qu'ils foutent la chasse k tous les faux frères.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUGIIESNE
De voir que plusieurs tripotiers brouillent les cartes k la Convention, et cherchent à la faire vanner du côté de Bordeaux, parce qu'ils s'ennuient de boire de la piquette à Paris, et qu'ils veulent s'en foutre des piles étemelles aux dépens de la nation. Ses bons avis à la Convention, pour qu'elle donne la chasse k ces pestiférés qui veulent comme Foulon nourrir les Parisiens avec l'herbe qui croîtra dans les rues.
ti
LE rÈRE »GCHRS3IE. lâl