LE GRA^D JUGEMENT PRONONCÉ PAR LE PÈRE DUCHESNE
Au nom de tous les départements contre l'ivrogne Ca- PET, qui sera raccourci malgré les Rolandiers et les Brissotiers. Sa grande ribotte avec les Fédérés, qui ont juré de mettre tous leurs tètes dans un bonnet avec les Parisiens pour foutre la chasse à tous les intrigants, et aux fripons qui cherchent à allumer la guerre civile, et qui sont payés pour mettre la République en canellc.
LA GRANDE JOIE Dli l>ÈRE DUCHESNE
De voir que la Convention a pris à la fin le mors aux dents et va faire essayer la cravate, de Samson au cornard
' U s'agit de la pièce de Lava inlilulée : l'Ami des lois, jouée à la Comédie française, et qui occasionna des troubles à sa cinquièm« représentation, le 12 janvier 1793.
148 LE PÊKE DUCUESNE.
CàPKT '. Sa grande colère contre les ci-devant marquises et comtesses, qui doivent se déguiser en poissardes, et les foutriquets ci-devant nobles qui prendront r habit de charbonnier pour aller crier grâce autour de rëchafaud.
LA GRANDE JOIE DU pIrE DUGHE8NE
De voir manger du fromage à tous les jean-fouires, qui voulaient allumer la guerre civile. Sa- grande ribotte avec les braves Marseillais et les bougres k poil des départements, qui se sont réunis aux Parisiens, pour faire la conduite de Grenoble aux Rolandins, aux
' Brissotins et à tous les voleurs de grand chemin, qui voulaient sauver Tivrogne Gapet. Grand désespoir de tous les piqueurs d'assiettes du roi Roland. Fuite de Fengueuseur Manuel *,. qui, de dépit de n'avoir pu régenter la Convention, va se faire maître d'école de village, attendu que les places de mouchards sont supprimées.
* Le 15 janvier 1793, Louis XVI fut déclaré convaincu de conspiration contre la liberté de la nation, et d'attentat à la sûreté générale. La peine de mort fut prononcée le 17, et l'exécution eut lieu le 21.
Voir le n* 212.
' Manuel, dans sa démission de député, le 20 janvier 1793.
LE PÈRE DUCttESNE. 119
ORAISON FUNÈBRE DE LOUIS CAPËT . DERNIER ROI DES rRANÇÀIS, PRONONCÉE PAR LE PÈRE DUGHESNE
ËD présence des braves sans-culottes de tous les départements. Sa grande colère contre les calotins qui veulent canoniser ce nouveau Desrues, et vendent ses dépouilles aux badauds pour en faire des reliques.
LA GRANDE JOIE DU PÈRE pUCIIESNE
Au sujet du déménagement du ministre GocoS et de voir la mine allongée de fous les piqueurs d*assiettes de la Gironde, qui mangent du fromage de n'avoir plus leur franche lippée à la table de ce vieux tondu. Graj«de DÉSOLATION de l'affichcur Louvet, d'être obligé de se lécher les babines à sec, et de vanner du boudoir de la reine Coco qui ne pourra plus le régaler de nanan et de gimblettes.
GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCUESNE
Contre les sans-culottes qui ne veulent pas voir clair en plein midi, et se laissent manger la laine sur le dos
* liolland, miiii>tre de rintériciii', donna sa démission le %( janvier 1793.
tMI LE PÈRE DrCHESNE.
yvàc les mêmes jean-foutres qui étoient complices de Ci^»et. el qui ik>us |>rêparent de nouTeaux coups de ihieii |H)iir livrer la France aux Anglais. Ses bons avis aux départements pour les engager à rappeler tous les jeaih-foutresqui ont tourné casaque au peuple, et qui se sont fait grai^^ser la patte pour sauver Tivrogne, dont le fonctionnaire S;imson vient de délivrer la France.
LA C.R\M>F. COLÈRE DU PÈRE DUCHES.NE
l>e voir que la bande de Mandrins de la Gironde et les Cartouches Brissotins font encore la pluie et le beau temps. Sa grande joie de ce que le marchand de haume^ qu*ils avaient fait maire de Paris, jette le manche après la coignée. Ses bons avis aux braves s:ms-culottes, pour qu'ils nomment à sa place le brave Pache * qui a reçu un croc-en-jambes, pour avoir été trop honnête homme, et parce qu'il n'a pas voulu se laisser graisser la patte par les brigands couronnés.