LE CARNAVAL DU PÈRE DUCHESNE
Et son DÉGiisEMEisT pour faire le mardi gras avec les Brissotins, afin de découvrir tous les coups de chien
• rhambon, maire i!e P.uis , se démit de ses fonctions le 2 février 1793.
* Il fut nommé on effet le 13, par 11,881 voix sur 15,191 votants.
LE PÈRE OUClTESriE. 151
qu'ils méditent pour perdre la République. Sa grande JOIE d'avoir pompé à leurs dépens, et de leur avoir foutu le bal, en les faisant danser sans violons.
LA GRANDE COLERE DU PÈRE DUCHfiSNK
En apprenant le mariage du pape avec la veuve Capet, et celui du législateur Manuel avec la Babet gros cul, sœur de Louis le guillotiné. Sa grande joie de voir que tous les brigands couronnés qui se préparent à fondre sur la France, jouent de leur reste, et se brûlent à la chandelle; ses bons avis à toutes les nations pour qu'elles exterminent les rois , les empereurs et tous les mangeurs d'hommes qui nous font la guerre.
L\ GR.4NDE COLKRK DU l'ÈRE DUCHESNK
Contre les tripotieis Rrissotins qui viennent de proposer la nouvelle constitution», et qui n'ont fait que de la bouillie pour les chats. Ses bons avis aux citoyens de tous les départements, pour délivrer la France de tous les jean-foutres qui trahissent le peuple, et les moyens qu'il propose pour faire une bonne constitution.
• Le pioji'l ^\e coii>tiluliori fui présentô |p IF> février i7îl5.
I5i LE PÈRE DUCHESNB.
LA GRANDE COLBRB DU FÈRB DDCHES^K
De voir tous les coups de chien qu'on nous prépare, pour amener la famine dans Paris et exciter la guerre civile. Ses Iwns avis aux brayes sans-culottes, pour qu'ils se tiennent sur leurs gardes, attendu qu'ils sont environnés de fripons soudoyés par FAngleterre, et d'émigrés déguisés, qui remuent ciel et terre pour Êiire la contre-révolution.
LA GRANDE COLËRK DU PÈRE DUCHBSNE
De voir que les mouchards de Lalayette et fous les fripons soudoyés par la liste civile, veulent rétablir les compagnies de grenadiers et de chasseurs pour égorger les sîms-culoties et les chasser des asseml)lées de section. Ses bons avis aux lurons des faubourgs pour qu'ils arrachent les moustaches postiches à ces grenadiers de la vierge Marie, qui veulent rétablir la royauté.
LA GRANDE COLÈRE D0 PERE DUGHESNE
Contre les généraux qui viennent faire les beaux bras dans les coulisses do l'Opéra , tandis que les Autrichiens
LE PÈBE DUGHESNË. iS3
foutent le tour à nos années ; sa grande motion pour qu'on envoie à .€oblentz tous les talons rouges de Fancien régime/ qu'il ne soit donné aucune place qu'à de véritables sans-culottes, et que les frais de la guerre soient payés par tous les jean-foutres qui se sont engraissés du sang du peuple.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
De voir que le crâne Beumouville est continué ministre de la guerre et le capon de Garât ministre de Tintérieur. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour les prévenir que les Brissotins nous préparent plus d'un plat de leur métier, pendant que les braves bougres de la Montagne vont parcourir les départements.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
Contre les Brissotins d'Orléans qui ont fait massacrer un représentant du peuple* par des estaiiers bleus, soudoyés par TAngleterre. Son grand désespoir de voir que les sans-culottes donnent dans tous les panneaux qu'on leur tend, et qu'ils se détruisent eux-mêmes
' LéooanI Bourdon.
154 LE VÈWï. DUCHESNË.
sans s en douter ; les bons avis qu il leur donne, de chasser tous les fripons qui attisent h guerre civile dans tous les départemeots.
LA GRAM>E COLÈRE DU PÈRE DDCHESNE
Contre les généraux qui trahissent la république*. Ses i)ons avis à tous les républicains pour cliasser tous les ci-devant nobles et tous les gredins de Tancien régime qui amieut des brigands pour ravager les départemaits tandis qu'ils cherchent à dissoudre les armées, pour fiiire la contre-révolution.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
De voir que nous tombons toujoui^ de fièvre en chaud mal. Ses bons avis au peuple pour qu'il se lève afin qu'il rappelle les infâmes députés qui Tout trahi, et que les généraux qui ont mené nos armées à la boucherie soient l'accourcis.
' 11 s'agit sans doute de la bataille de Nerwinde, où les Français furent défaits, le 18 mars 1795.
LE PftRE buCHESNE. 155
LA GRANDE GOLÈIlE DU PÈRR DUGHESNE
Contre rinfàme Duraouriez, qui, après avoir fait massacrer la fleur des sans-culottes, veut détruire la république et nous donner un roi de son acabit. Son grand JUGEMENT contre ce scélérat et contre tons les traîtres. Ses bons avis à tous les bons Français pour les engager à poignarder tous les lâches qui oseraient proposer de rétablir la royauté.
LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUGHESNE
De voir que les braves sans-culottes sont décidés à mourir plutôt que de souffrir un roi. Sa grande motion pour s'emparer de la foutue race des brigands qui font la guerre à la république, et qu'on mette leurs femmes et leurs enfants à la gueule du canon, si T infâme Dumouriez ose marcher contre Paris.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUGHESNE
Au sujet de tontes les trahisons de Gapct^Bordel, ci-devant d'Orléans, pour devenir roi de France ; sa grande découverte de toutes les manigances des Brissotins, des
ISli LE PÈRE DUCUESNE.
Robndins, des Pétionistes, pour faire la contre-réTolution. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour assurer la République et foutre le tour aux intrigants et aux traîtres. "
iji visrrF.
no PÈRE DUCHBSNE A MARAT nANS SON SOUTERRAIN
Pour le consoler, au nom des braves sans-culottes, de tous les tourments que les Brissotins lui font endurer; Tentretien bougrement patriotique qu'ils ont eu ensemble, pour confondre les scélérats qui veulent perdre la République.
l'entretien
nougrement patriotique du père duchesnb
avec cadet-roussel
Au sujet de tous les je»n-foutres qui brissottent Targent du peuple, et qui brouillent les cartes dans la Convention pour empêcher de faire la Constitution , aûa de rétablir la royauté , en livrant la France aux brigands couronnés qui nous font la guerre.
LE PÈRE DUCUESNE. 157
LA GRANDE COLÈRE OU PÈRE DUCHESNE
Contre les royalistes, les Brissotins, les Girondins, les Rolandins, qui veulent détruire tous les patriotes par la fiiim, le feu et le poison, et qui, après avoir fait assassiner Lepelletier et Léonard Bourdon, viennent d'empoisonner le brave LajosriS la perle des sans-culottes du faubourg Saint-Marceau.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DICHESNB
Contre Jérôme Pétion, qui, après avoir déserté la sansculotterie, veut se mettre k la tête de la basocbe et d'une armée composée de ci-devants avocats et de procureurs, de marchands de sucre et d'argent, et de tous les honnêtes gens de Lafayette , pour diasser les citoyens inactifs de leurs sections, afin de livrer la France au roi Georges Dandin et de rétablir la royauté, que maître Jérôme et les Brissotins ont juré de défendre jusqu'à la mort.
* Qui luardia, le 40 août, i ia tète des Marseillara et des caoonniers.
IM LK PKKK DUCHKSNR.
V Ml.
LA GEANDE COLàRE OU P&llE DUCOCSNE
Cootre les aboyeurs du Marais, qui raitomieiit la contre^ révolution au iiianége. Son départ à la tète des sansculottes de Paris, pour puWériser les brigands révoltés dans le déprteiuent de la Vendée. Lb grand sërmbkt qu'il fait, aussitôt qu ils seront exterminés, de revenir avec tous les patriotes des départements pour foutre la. chasse ^ tous les Brissotins, Girondins, Rolandins, Buzotins, qui >< utent nous faire manger le plâtre de nos in^iisons.
LA r.RAM>K COLÈRR DO PftRE OCCHESNE
Do voir les sans-culottes s'amuser à la moutarde, au lieu dédier foutre la danse aux prêtres et aux brigands qui ravagent le département de la Vendée. Ses bons avis aux lurons du faubourg Saint- Antoine, pour qu'ils s'arment de fouets de poste et de gourdins , pour £adre rentrer dans les caves tous les courtauts de boulique^ tous les saute-ruisseaux des ci-devant procureurs et les garçons marchands de sucre, qui veulent faire la contrerévolution h Paris.
LE PÈRE DUCHBSNE. 159
LA GRANDE GOIXaE DU PÈAE DUCBESKE
Contre les ci-devant financiers, avocats, procureurs, et les gros boutiquiers qui rient sous cape , de voir ravager les départements. Les bons avis qu'il donne aux femmes de tons les sans-culottes qui partent pour la Vendée , de s'armer de verges pendant Tàbsence de leurs maris et de faire des patrouilles au ci-devant Palais-Royal et aux spectacles , pour foutre la danse à tous les foutriquefs qui prêchent la contre-révolution.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNR
De voir que les têtes k perruque veulent détruire la République et rétablir la royauté. Sa grande motion pour forcer les riches de nourrir les femmes et les enfants des sans-culottes qui vont se foutre un coup de peigne avec les brigands de la Vendée, pour défendre les propriétés des jean-foutres qui restent lès bras croisés pendant la guerre.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCUESNE
Au sujet d'un grand complot formé par les Brissotins et les Girondins pour mettre le feu aux quatre coins de Paris
100 LE PfinE DUCUESNE.
et égorger, pendant le tumulte, les patriotes de la Montagne, le maire de Paris, tous les braves bougres de la Coumiune et les Jacobins , afin de donner la clef des champs à la louve Capet, au petit arlequindu Temple, et de le ramener en triomphe aux Tuileries pour le coiux)nner. Ses bons avis aux braves sans -culottes, pour qu'ils forment une armée dans Paris pour défendre la République contre soixante mille blancs-becs arrivés de Goblentz, qui se sont faits courtauts de boutique et saute-ruisseaux des notaires et des avoués.
LA GRA;<iDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESKE
Contre les ouvriers que le peuple a chargés de construire le temple de la liberté, qui veulent le détruire' et qui, au lieu de prendre cœur à Fouvrage , se tiennent tous les jours par les crins pour allumer la guerre civile et anéantir Paris. Ses bons avis aux braves sans-culottesde Marseille et de Bordeaux, que Ton veut armer contre les Parisiens, afin qu'ils nous aident k donner un grand coup de collier pour délivrer la France des complices de Capet et de Duraouriez, qui sont au milieu de la Convention.
' Cest une sorle d'allégorie contre la Convention.