De Beauchbsîib. Mâdême Élisabeth, t. II, p
LE PÈRE DUCHE SNE
Goret * a laissé un croquis saisissant de ce nouvel attentai contre le respect dû à l'enfance, d'après le témoignage de Daujon qui était là comme secrétaire :
« Le jeune prince était assis sur un fauteuil et balançait ses petites jambes dont les pieds ne posaient point à terre. Interrogé sur les propos en question (les propos calomnieux et infâmes répandus contre la reine), on lui demanda s'ils étaient vrais ; il répondit par l'affirmative.
« Aussitôt Madame Elisabeth s'écria :
— Oh! le monstre i
«c Pour moi, ajoute Daujon, je n'ai pu regarder cette réponse comme venant de lui-même. Je ne l'ai regardée, ainsi que tout l'annonçait dans son air inquiet et son maintien, que comme lui ayant été suggérée et le résultat de la crainte des châtiments et des mauvais traitements dont on avait pu le menacer, s'il ne le faisait pas. »
L'auteur anonyme de V Histoire des Tuileries, du Temple, etc. n'a voulu rendre responsable d'un tel crime que l'éducateur de Louis XVII :
... € Simon s'était emparé de toutes les facultés de son élève. Il l'avait infecté de son souffle corrompu ; et ce n'est qu'à la scélératesse de ce monstre qu'on doit attribuer les déclarations révoltantes de l'enfant... Et l'infâme Simon ose signer que l'enfant l'a souvent pressé de le mettre à portée de faire cette déclaration \ »
11 est très vraisemblable qu'Hébert fut l'inspirateur de son « ami » Simon, comme il fut le modèle dont Ghaumette brûla de suivre l'exemple, le 8 octobre, dans la dernière partie de cette lamentable trilogie, conservée aux Archives nationales, ainsi qu'un impérissable monument de honte pour la mémoire de ce même Hébert, l'homme de famille que nous représente son compère Simon.
Ge fut, à midi, que Marie-Thérèse fut interrogée, à son tour, en présence de Pache, Ghaumette, David, Hébert. Le procureur de la Commune la fit asseoir en face de lui ; et l'un des officiers municipaux qui escortaient les membres de