Mahat. Ami du peuple, n
Révolution* de P*rist n» 106.
« Sur l'autel de la Patrie, le 17 juillet de Tan III.
« Le délit de Louis XVI est prouvé, ce roi a abdiqué... Eu conséquence, il faut recevoir son abdication et convoquer un nouveau pouvoir constitutionnel et procéder d'une manière vraiment nationale au jugement du coupable et surtout au remplacement et à l'organisation d'un nouveau pouvoir exécutif... »
Et le défilé des signataires commence \
Soudain» éclate une détonation. Un aide de camp de La Fayette est blessé d'un coup de feu parti des glacis du Champ-de-Mars. Lui, le général, reçoit d'un de ses soldats un coup de baïonnette, un coup do fusil à bout portant, disent des témoins oculaires. Le meurtrier, Fournier l'Américain, paraît-il, le futur massacreur des prisonniers d'Orléans, est conduit au corps de garde, d'où La Fayette le fait aussitôt sortir.
— Il est impossible, déclare-t-il, qu'un compagnon d'armes ait voulu m 'assassiner 2.
Ces nouvelles sont parvenues aux trois délégués de la Commune, alors qu'ils reprenaient le chemin de l'Hôtel de Ville. Des bruits d'émeute, des rassemblements tumultueux leur font un devoir de rester et de se rendre au Champ-de-Mars. L'un d'eux, Regnault, monte à cheval et lit à la foule les arrêtés du Corps municipal et du Conseil général pris la veille et annoncés au^peuple, « à son de trompe », pour assurer la tranquillité publique. Leur escorte est assaillie d'une grêle de pierres. Ils vont inviter le commandant général à transmettre les « ordres les plus sévères » aux gardes nationaux, quand une députationdu club des Cordeliers, conduite par « un chevalier de Saint-Louis >, demande à être entendue par les envoyés de la Ville.
Une lettre manuscrite 8 de ces trois commissaires donne