Feuille de Paris. Courrier du Soir, 29 nov. 1792, n
sures qui constateront votre conduite quand vous ne serez plus.
« Il existe nombre de titres et de procès-verbaux. Je demande qu'il en soit fait une rédaction qui servira d'histoire et mettra au grand jour le bien que nous avons fait et celui que nous aurions voulu faire. Cette mesure nous mettra à l'abri de la malveillance et empêchera qu'on n'écarte aucune des pièces qui pourraient servir à notre justification. Nos successeurs ne seront peut-être pas pénétrés des mêmes principes que nous, et, par ce moyen, nous serons en règle ; je demande en outre que les procès-verbaux et actes soient cotés, paraphés de tous les membres et que les pièces soient à jamais consignées dans la Maison Commune *. »
L'officier municipal Toulan, qui devait être suspecté un jour de royalisme, combat la proposition d'Hébert. Il craint qu'elle ne fournisse des armes contre le Conseil général. Mais un autre membre de la Commune estime qu'elle mettra au contraire à néant bien des calomnies. C'est ainsi que, dans sa section, il a entendu les citoyens porter à l'actif du Conseil général les journées de Septembre, quand tout le monde sait que le peuple y fut provoqué par les invectives d'un misérable attaché au carcan. Cet homme, si bien renseigné, appuie donc la motion d'Hébert, dont l'impression est votée et sera envoyée aux quatre-vingt-trois départements.
Encouragé par ce premier succès, et, contrairement à un précédent arrêté, Hébert demande et obtient la frappe d'une « médaille du 10 août > représentant « l'emblème de la liberté anéantissant le trône » \
La séance du 29 fut autrement laborieuse. Elle avait une importance capitale. Le nouveau Conseil général devant inaugurer, le lendemain matin, à neuf heures, son entrée en fonctions « dans la principale et grande salle de la Commune », il fallait régler la procédure de cette transmission de pouvoirs.
Hébert la demanda aussi simple que possible. Quand les