‹ Le Père Duchesne. Hébert et la commune de ParisChapitre 56 sur 165 · Feuille de Paris du 9 décembre · texte numérisé non relu

Feuille de Paris du 9 décembre

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Les Trois Grâces couturières.— L'indiscipline encouragée par la Commune.

— Hébert contre ses confrères du journalisme. — Son idéal dramatique.

— La reine Coco.

Hébert est devenu un des oracles officiels du nouveau Conseil. Substitut de son coreligionnaire politique, Anaxagoras Chaumette, le procureur de la Commune, il prendra souvent la parole et imposera presque toujours sa pnanière de voir, dans une assemblée où il se sait apprécié comme orateur et comme « sans-culotte ». Il ne dédaigne pas les petites causes qui font valoir son grand patriotisme. C'est ainsi qu'il demande et qu'il obtient la suppression, sur un acte signifié par un huissier, de ces mots essentiellement réactionnaires ci-devant comte. Pour un peu, il eût exigé la mise en accusation de l'officier ministériel l. A l'occasion, il se souvient qu'il est le Père Duchesne et il ne dédaigne pas le mot pour rire. M11' Bertin, l'ancienne modiste de la reine, alors à Londres, avait réclamé trois ouvrières de sa maison de Paris. La Commission des passeports, avisée, avait conclu au rejet de la demande, sous prétexte qu'on ne pouvait priver la capitale de « trois citoyennes à talent ». Et le substitut Hébert avait appuyé le refus de la Commission, mais à un autre point de vue : « Les trois Grâces couturières, dit-il, pourraient bien être trois ci-devant comtesses. » N'eût-il pas été ridicule autant qu'impolitique de lâcher une proie que le Père Duchesne ne cessait de réclamer pour la

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