‹ Le Père Duchesne. Hébert et la commune de ParisChapitre 67 sur 165 · Courrier Universel, numéro du 4 mai · texte numérisé non relu

Courrier Universel, numéro du 4 mai

citoyen de poignarder quiconque oserait faire une proposition de cette nature. « Cette mesure, dit-il en homme qui possédait ses auteurs, avait été adoptée et suivie par quelques républiques, et l'opinion de Brutus mérite bien quelque égard »

C'était dans un môme ordre d'idées que le Père Duchesne exprimait alors ce cynique regret : « La guenon d'Autriche, la grosse Babet (M"* Elisabeth) et les petits louveteaux auraient en même temps perdu le goût du pain, et dans un clin d'œil la France était délivrée de tous ses maux, si les Brissotins avaient fait leur devoir *. »

Aussi la surveillance dont Hébert enserrait les prisonniers de la Tour devenait-elle de plus en plus inquiète et tracas- Bière. « On remarque tous les jours, disait, le 26 mars, le substitut de Chaumette à la tribune du Conseil, des particuliers qui rôdent autour du Temple pour en examiner les localités ; et ce n'est certainement pas sans dessein. Il est dans le système des royalistes qu'un roi ne meurt jamais; et si, par événement, (a dieu ne plaise! — oui, c'est Hébert qui parle ainsi) — on nous enlevait le fils Capet, il est certain que les royalistes, les aristocrates et les modérés auraient remporté une grande victoire... J'insiste donc pour que la Tour soit rendue inaccessible ; et il y a d'ailleurs certain treillage adossé au mur du côté de la Rotonde où on a déjà essayé de faire une trouée.... ' »

Peu de jours après, le 29 mars, revenait au Conseil cette question, irritante entre toutes, de la publicité tendancieuse, imaginée par d'habiles agents, pour provoquer dans l'opinion publique un mouvement de sympathie et de pitié en faveur des prisonniers du Temple.

— Telles ces estampes, disait Destourneiles, où Capet est

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