‹ Le Père Duchesne. Hébert et la commune de ParisChapitre 75 sur 165 · Le Patriote Français du 4 mai · texte numérisé non relu

Le Patriote Français du 4 mai

d'être désignés de préférence pour cette boucherie. Aussi une députation de la section Bon Conseil venait-elle déclarer à la Convention qu'elle n'entendait « souffrir aucune tyrannie qui écrasât les bons citoyens sous le despotisme populaire ». Marat de se lever aussitôt, menaçant et furieux, pour accuser les pétitionnaires d'avoir « mis le feu > dans la section

C'est surtout la séance tenue! le même jour à l'Hôtel de Ville, qui donne l'idée la plus nette de l'anarchie où se débattait alors Paris, anarchie si rudement reprochée par Girey-Dupré et toute la Gironde à la démagogie jacobine.

Des membres du Conseil général signalaient des rassemblements aux Champs-Élyséesde 400 jeunes gens sans armes, criant : « A bas les anarchistes, vive la République, vive la loi ! > Le commandant général, le brave Santerre, les avait dissipés. Mais, toujours aux Champs-Elysées, puis au Luxembourg, de nouveaux rassemblements de 500 et 600 jeunes gens s'étaient formés, qu'il avait fallu dissoudre par la force. Des troubles avaient éclaté dans diverses sections, à Bon Conseil où le procureur général, syndic du département de Paris, avait été couvert de huées; à l'Unité (ancienne section des Quatre Nations) dans laquelle des citoyens avaient apposé des scellés sur les papiers du Comité révolutionnaire. Tous avaient prêté serment de « ne pas laisser écraser leurs concitoyens sous une popularité usurpée >.

Aussitôt le Conseil général nomme des commissaires, chargés d'aller aux Jacobins inviter les membres de cette société à se rendre dans les sections pour y rétablir Tordre. Et, peu de temps après, l'un d'eux vient annoncer que c'est à grand'peine, si Marat, gravement insulté dans sa propre section, a pu être sauvé par l'officier du poste.

Chaumetto prend à son tour la parole pour rétablir le texte exact d'une de ses propositions dénaturée, dit-il, par la malveillance. U a demandé que « les commis célibataires partissent les premiers plutôt que ceux qui font le pain, les souliers et les habits..., qu'il y avait assez longtemps que les

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