LAINEZ, JACQUES. MAROTTE
LAINEZ
On ne m’avait pas trompé sur le père Gaillard, c’est un joyeux poète !
Jacqu es, revenant près de Laines.
Eh bien ! qu’est-ce que vous dites de notre petit Argenteuil? Ça joue le Bourgogne à s’y méprendre, n’est-ce pas?
LAINEZ
Oui, quand on n’a jamais bu de Bourgogne; mais je n’ai bu, et du bon, avec mon ami Lamonnoye... de Dijon.
JACQUES
Un moutardier?
LAINEZ
Non, un chansonnier.
MAROTTE
Comme notre maître ?
LAINEZ
Comme moi : Alexandre Lainez, poète épicurien, joyeux convive et franc buveur I
JACQUES
Ah ! vous en êtes un... de chansonnier ?
MAROTTE
C’est donc un état?
lainez, avec un enthousiasme comique.
C’est un culte ! La chanson est aujourd’hui la muse qui préside à toute# les fêtes... Les princes L’honorent, les Vendôme, les Nevers, les Laferlé lui sacrifient... Les Chaulieu, les Lafare, les Coulanges sont ses prêtres les plus fervents!
Jacques, qui a écouté avec étonnement.
Ah! bah!
LAINEZ
Et le père Gaillard est digne de prendre rang parmi eux ! En