‹ Le pere Gaillard opera comique, en trois actesChapitre 55 sur 71 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

gervais, parlant pour être entendu de Gaillard.

Je n’ose... S’il est méchant avec vous, qui ôtes si bonne... qui l’aimez tant, et qu’il chérit... avec vous, sa fille enfin... que sera-t-il avec moi, qui ne lui suis rien... qu’un étranger... jeté dans sa famille !

Eh! mais, quelle idée!... si c’était lui!... Cette amitié de monsieur de Mézeray... Et Pauline, ma Pauline serait... (// l'attire et l'embrasse.) Ohl oui, oui... c’est cela! ils disent tous qu’elle me ressemble!...

PAULINE

Il se calmé.

gervais.

Ainsi, monsieur Gaillard, vous ne m'en voulez pas? gaillard, brusquement.

Pourquoi t’en vouloir?... Ce n’est pas ta faute, pauvre gai çon!

GERVAIS

J’avais craint que cet héritage... qui a jeté le trouble dans la maison...

Cet héritage... eh bien, tu l’auras! je n’en veux rien!

GERVAIS

Moi!... Oh! monsieur Gaillard!... je n’y prétends pas... Si je l’avais, je n’en serais heureux que pour le partager avec Pauline.

Hein!... pourquoi? à quel titre le partager avec Pauline?

gervais, timidement.

Avec ma femme...

Pauline! ta femme! Veux-tu bien te taire, malheureux! gervais, stupéfait.

Mais, monsieur Gaillard, ce matiu...

Infamie! un mariage l Silence! que je n’entende jamais....

PAULINE

Mais, mon père, quand ma mère s’y opposait, c’élait vous...

Elle s’y opposait !... au fait, c’est vrai!... elle s’y opposait! je ne comprenais pas... je comprends à présent!

PAULINE

Et c’était vous qui disioz...

Je disais... je disais... J’étais fou, aveugle!

PAULINE

Pourtant...

Taisez-vous... et toi, songes-y bien, qu’il ne soit plus question de cela... je te le défends... ou je te chasse à l’instaut.

GERVAIS

Eh bien, alors je pars !...

GAILLARD, UTi peu ému.

Tu pars!

GERVAIS

Oui !

PAULINE

Nous quitter !

GERVAIS

Plus je vous verrais, plus je vous aimerais, mademoiselle Pauline... Vaut mieux en finir tout de suite... Je vais faire mon paquet» (Il s'éloigne.)

GAILLARD, plus ému.

A la bonne heure, tu as peut-être raison.

gehvais, revenant.

Adieu, mademoiselle Pauline !

Pauline, allant d lui.

Adieu, monsieur Gervais.

Pauvres enfants, eux aussi, ils sont malheureux! ( F'oyrnt Gervais qui l'embrasse.) Eh bien? eh bien? qu’est-ce que je vois là.

gervais, retenant Pauline et V embrassant.

Dame I quand on se sépare...

Pauline, se jetant dans les bras de Gervais.

Pour toujours, peut-être...

Voulez-vous bien vous séparer autrement que ça... vous, par ici, mademoiselle... et toi, par là...

GERVAIS

Adieu, mademoiselle Pauline !

PAULINE

Adieu, monsieur Gervais ! (Elle rentre dans la maison. Gervais s’éloigne par le fond.)

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