‹ Le pere Gaillard opera comique, en trois actesChapitre 58 sur 71 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

JACQUES, puis MAROTTE.

JACQUES

Que le bon Dieu me protège! Je cours donc des dangers éminents ! Ah ! ah ! ça devient effrayant ! moi qui, déjà, n’étais pas trop rassuré.

marotte, arrivant en courant.

Eh bien, le père Gaillard est-il en train? ça va-t-il? sur quel air fera-t-il notre chanson ?

JACQUES

Sur quel air? sur quel air? sur un drôle d’air, va!

MAROTTE

Comment?

JACQUES

Un air qui me paraît plus fait pour porter le diable en terre... que pour danser un cotillon.

MAROTTE

Je n’en veux pas.

JACQUES

Ma foi ! ni moi non plus.

MAROTTE

Faut qu’il en prenne un autre.

JACQUES

Oui, mais c’est que ça me paraît son air de noce.

MAROTTE

Allons donc ! Lui, si gai.

JACQUES

Marotte !

MAROTTE

Jacques !

JACQUES

Prenons qu’il n’y a rien de dit, rien de fait entre nous, et adieu !

MAROTTE

Hein !

JACQUES

Je pars pour Paris.

MAROTTE

Sans m’épouser ?

JACQUES

A mon retour, nous en causerons. Adieu, Marotte!

marotte, courant après lui et le ramenant.

Ah ! que non pas, monsieur Jacques, nous n’attendrons pas votre retour. Nous en causerons tout de suite ! Qu’est-ce que ça veut dire, s’il vous plaît? des manières d’agir comme celleslà? est-ce que vous y pensez donc?...

JACQUES

Oui, oui, Marotte, j’y pense... que trop, et c’est pour ça que... Adieu !...

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