ACTE I
FRANCINB.
Les femmes naissent toutes avec un cœur de mère !...
C’est égal, nous venions do nous marier, et ce marmot... tombé du ciel, entre nous deux... ça fit jaser. [A part.) Les malins disaient que j’avais fait un bon marché en prenant la brebis et l’agneau... jour de Dieu !
FRANCINE
Et vous, qui êtes jaloux, brutal, vous vous querelliez, vous vous battiez!...
Dame! pour clore les bouches médisantes, je ne sais rien de mieux que de... {Il fait le getle d'un coup de poing.)
FRANCINE
Avez-vous bien pu penser?...
gaillard.
Non, non!... oh! douterde toi ! jamais ! je crois à ta sagesse... comme au soleil ! Mais, j’en conviens, ce mystère me chiffonnait l’imagination. Lnflu, tout ce bruit s’est éteint, le calme est revenu; j’ai dormi en repos, sans le plus petit mal de tête. L'enfant a grandi, s’est élevé, nous l’aimons, comme s’il était à nous, et...
FRANCINE
El le pauvre monsieur de Mézeray est mort, sans nous avoir laissé le moindre renseignement sur son protégé.
Eh bien, pout-être allons-nous en avoir bientôt, puisque c’est aujourd’hui que doit se faire, chez moi, l’ouverture de son testament, dépose chez le notaire de la Chapelle Saint-Denis.
FRANCINE
Et, peut-être, allons-nous apprendre que notre fils d’adoption appartient à des gens qui ne veulent pas de notre fille... voilà pourquoi je m’oppose...
Ou bien, peut-être encore, allons-nous apprendre... rien du tout; ce qui fait que Gervais, n’ayant pas d’autre famille que nous, nous pouvons très-bien conclure un mariage qui contente tout le monde. Voilà pourquoi je suis d’avis de ne pas désespér ar ces pauvres enfants.
FRANCINE
Ah! vous voilà bien, monsieur Gaillard : toujours le cœur qui vous mène !
Ma foi ! comme il ne m’a jamais égaré, je le laisse faire. Et
puis vous ne l'écoutez pas, vous, non plus ce bon cœur, madame Gaillard... non!., ah ! méchante! je sui9 bon homme, c’est vrai ; mais tu es encore plus brave femme!... Ah çà, je vais sur la route, au devant de ces cousins du défunt, qui viennent de Paris, pour l’ouvertur6 du testament... Toi, fais tout préparer dans la maison pour les recevoir. Au revoir, madame Gaillard.