‹ Le père Gigogne, contes pour les enfantsChapitre 19 sur 44 · II · texte numérisé non relu

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— El les trois cent miQe seqnins?

-— Les voicL

A eetle partie du dialogue, une ombre Manche glissa rapidement devant les deux interlocuteurs, saisit la bourse que le prince Azor tendait à Renar^ dino, et, soufflant les bougies, plongea la salle dans robscurité» Au même moment, le seigneur Alberti, qui aTançaût la main pour prendre les sequins, reçut sur la joue droite nn violent soufflet, auquel il riposta par un grand coup de poing qui tomba d'aplomb sur le vissée du prince Azor.

Ce fut alors dans les ténèbres une lutte afireuse, mêlée de cris, de morsures et dimprécations; !e prince Azor et Renardino se tordaient et se roulaient Tun sur l'autre, enlacés comme deux serpents.

Effrayés de ITiorrible vacarme qu'ils entendaient, les soldats accoururent avec des flambeaux, et relevèrent les combattants.

— Comment, c'était vous! s'écrièrent-ils tous les

LA JEUK£SS£ DE PIEEROT ^111

deux en se reconnaissant ; et ils demeurèrent anéantis.

Mais bien plus grande encore fut leur surprise, quand, jetant les yeux autour d'eux, ils s'aperçurent que le roi et les trdis cent mille sequins avaient disparu.

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