‹ Le père Gigogne, contes pour les enfantsChapitre 44 sur 44 · LB PÈRE GIGOGNE · texte numérisé non relu

LB PÈRE GIGOGNE

II dit et s'envola.

Une grande autruche à la démarche pompeuse, étalant avec un orgueil visible ses plumes magnifiques, s'approcha de l'enfant prête à pleurer et lui dit:

— Petite fille, peut-être pourrez- vous décider quel est le plus beau de moi ou de ce vilain oiseau qui est perché dans l'arbre que vous voyez là-bas?

— Un vilain oiseaul vraiment ? dit un singulier toucan , en faisant claquer son bec, qui était presque aussi grand que toute sa personne. Je voudrais bien savoir où on pourrait rencontrer un oiseau aussi bête que l'autruche, dont le corps est couvert en profusion d'une surabondance de plumes, tandis queises jambes sont tout à fait dépouillées ; ses ailes, par leur lieauté, servent d'appât aux ennemis qui veulenjt le détruire, mais elles n'ont pas le pouvoir de l'emporter loin du danger. En vérité, mon bec ravissant a plus de valeur à loi seul que toute sa personne.

« Tnnr la vaniteuse 313

— Eh bien, c'est à la petite fille à décider, répon* dit Tautruche.

Tiny, qui par le fait admirait beaucoup la belle autruche, et avait grand'peîne à s'empêcher de rire au nez du bizarre toucan, prit enfin courage et dit:

— C'est vous, autruche, que je trouve de beaucoup le plus beau des deux.

Le toucan indigné s'envola au loin ; l'autruche, ravie d0 la décision de l'enfant, se tourna fièrement vers elle, et lui dit :

— Où allez-vous, ma belle petite?

— Ohl ^ bien des milles, loin, loinl fit-elle, et je crains de ne jamais revoir ma maison, car j'ai voltigé si longtemps de côté et d'autre!

— Montez sue, mon dos, dit l'autruche, qui se baissa afin qu'elle pût se blottir entre ses ^les.

Dès qu'elle y fut confortablement établie, elle prit sa course, et courut comme le vent, à travers les coUi-

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neA> las vidléos» les tsàùm^ jnsqu'k ce qa'eUes se

trouvassent au bord delà mer; ici rautriiebesfavrêtfit CQiaiiie d« josl/ei, iiusapaUe q^'eUd était 4'all w plus loin avec sa petite protégée.

— Et xoainteaaQt, ma boone autrochei que dcûs-je faire? dit Tiny.

— Attendez un peu, repartit Toiseau» voici venir un

superbe coquillage qui, j'en suis sûre» vous fera tra«<

verser la mer.

Le coquillage dansa sur les vagues, jusqu'à ce qu'il

touchât la grève.

— Entrez, petite fille, ditril, et je vous transporterai saine et sauve chez vous, de l'autre côté de l'eau, car la bonne fée me l'a ordonné.

Tiny n'hésita pas un instant. Elle monta dans la coquille^ qui la porta légèrement au milieu des vagues écumantes, et avant la cbûte du jour, elle débarqua tout près de chez elle. Tout en marcha^it, guidée (AT la bunière qui brillait k la fenôtre de sa cbau-

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