‹ Le pere Gratry, 1805-1872Chapitre 262 sur 263 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Nulle pensée d'opposition à l'Église chez le P. Gratry. — Ténèbres intérieures. — Séjour à Pau, à Bruxelles. — Exigences de M*' Dechamps. — Le P. Gratry n'est pas autorisé à célébrer la sainte messe. — Retour à Paris. — Santé profondément altérée. — Tumeur inquiétante. — Séjour à Montreux. — Solitude et tristesse.

— Des amis d'Alsace viennent au secours du malade. — Quatre mois d'agonie. — Lettre officielle de soumission au décret conciliaire. — Félicitations des uns, reproches des autres. — Sentiments du P. Gratry. — Derniers moments. — Funérailles à Paris.

— Lettre touchante d'Augustin Gochin. — Pèlerinage au cimetière Montparnasse. — Silence et oubli de vingt-cinq ans. — Ingratitude des catholiques. — Gratry méconnu comme Newman.

— Parallèle entre ces deux grandes âmes 449

Pièces justificatives 479

BlBUOQRAPIlIE 495

Note de la page 2.

Acte de naissance du P. Gratry, publié, pour la première fois, par M. l'abbé L. Salembier, secrétaire général de l'Institut catholique de Lille {Bulletin des facultés, janvier 1907).

11 germinal, an XIII — 30 mars 1805.

GRATRY, Auguste-Alphonse.

Par-devant Joseph-Alexandre Imbert d'Ennevelin, adjoint au maire de Lille, a comparu le sieur Claude Naverdet, quarante-deux ans, garde-magasin principal des hôpitaux militaires, demeurant à Lille, place aux Bleuets; a déclaré que le 9 de ce mois à 10 h. 3/4 du soir, était né chez lui un enfant du sexe masculin, qu'il a présenté' auquel il donna les prénoms de Joseph-Auguste-Alphonse, lequel est né de Françoise-Victoire Naverdet, native de Dunkerque, âgée de dix-sept ans, domiciliée chez ledit Claude Naverdet, son père, où elle s'est accouchée, épouse de Louis-Joseph Gratry, natif de Verdun, département de la Meuse, âgé de vingt-trois ans, employé à la trésorerie impériale de France, absent. Lesdites déclaration et présentation faites en présence de Nicolas Potey, cinquante-trois ans, employé audit magasin, et de Louis Lefebvre, cinquante-trois ans, marchand à Lille.

Ont signé : C. Naverdet, Potey, Lefebvre, Imbert d'Ennevelin.

M. Naverdet père était originaire de Dammartiu-en-Champagne.

Note de la page 44.

Voici un autre et curieux fragment d'une réponse de Bautain à un compte rendu de Gratry. Il nous semble entendre la voix de la sagesse elle-même :

« ...Vous avez l'air de croire qu'il faut toujours être en entraînement pour se soutenir dans le bien, et vous craignez beaucoup ce que

L^ FÈRE fiKATRÏ. 31

vous appelez la stagnation... Ne croyez pas que l'homme puisse être toujours en exaltation, en entliousiasme. Les choses ne vont pas ainsi. L'esprit de Dieu souffle le plus souvent doucement, et on ne sait ni d'où il vient, ni où il va. Il ne faut donc pas se battre les flancs, ni croire que vous devez être dans une inspiration continuelle, et toujours tendue. Votre orgueil se prévaudrait bientôt d'un tel état, s'il pouvait exister. Celui qui tâche de s'y mettre par sa propre volonté, retombe bientôt dans la nullité (?j et alors il se décourage. Il ne faut point de stagnation, mais il ne faut pas non plus d'agitation... Il faut de la patience, du calme, de la douceur, de la prière intérieure, et ne pas s'attacher aux événements du dehors. Le royaume de Dieu est en vous; c'est donc en vous qu'il faut le chercher, et vous ne l'y trouverez que quand la volonté de Dieu s'y fera. Pureté et simplicité, voilà les ailes de l'amour. » {Manuscrit inédit.)

Note de la page 59.

D'après trois lettres inédites de Gratry au chanoine Birgy et publiées par le P. Ingold dans la Revue d'Alsace (mai-juin 1902), Gratry se sépara de ces Messieurs à la Toussaint (1840) sans con-" naître l'emploi qu'il allait faire de sa vie. Ce fut vers la fin de décembre seulement que la direction de Stanislas lui fut otTerte. La recommandation de Ms^ Le Pape de Trevern, évèque de Strasbourg, intimement lié avec l'archevêque de Paris, lui valut cette situation honorable. Il n'avait que trente-cinq ans. M. Bautain et son groupe ne quittèrent l'Alsace qu'au mois de mars suivant, pour prendre possession du collège du Juilly. « J'ai eu le bonheur, écrivait Gratry au chanoine, tout en annonçant ma détermination de dépendre à l'avenir uniquement de l'autorité épiscopale, de ne pas rompre néanmoins et de ne pas voir briser tout lien d'amitié entre niui et des hommes que j'aime et que j'estime. Nous restons amis comme cela se devait. »

Note de la page 112.

€ette comparaison, tirée de l'agrandissement photographique, éclaire un aspect de la question. Elle ne prétend pas traduire en image la théorie du développement catholique, telle que l'entend Newmann. D'après cette théorie, une doctrine vivante se développe, non par voie de déductions abstraites, comme un théorème de géométrie, ni comme un cliché dont les lignes s'accusent de plus m plus nettes et en relief, mais en vertu d'une force intérieure, qui la pousse à grandir en s'assimilant tout ce qui, dans son orbite, a de l'aflinité avec elle, en éliminant tout ce qui lui est hétérogène.

Ainsi, elle se fortifie et s'étend peu à peu. Ses débuts ne peuvent donner la mesure de sa vitalité, ni de son accomplissement final. Ici-bas, vivre, c'est changer; et ce qui est devenu parfait, ne l'a été qu'après bien des transformations. Telle est la loi de tout développement réel dans l'humanité, telle est aussi la loi du développement religieux.

« Ce principe posé, il est aisé de comprendre que le christianisme devait avoir un développement, parce que c'était un fait vivant, d'aspects variés, et une doctrine susceptible d'applications multiples; parce que c'était une religion universelle qui ne pouvait manquer de se transformer, de s'enrichir et de s'agrandir par l'efTet de ses relations avec le monde où elle était appelée à vivre...; parce que la révélation accuse, dans l'Écriture même, un développement progressif, et qu'on ne voit pas pourquoi ce développement s'arrêterait court à la mort du dernier apôtre; parce que l'idée d'une doctrine absolument parfaite dès le début, et qui n'aurait rien à gagner par les recherches, les applications, les expériences postérieures est inconcevable et absurde... »

« Mais, si le développement est nécessaire, nécessaire aussi était l'autorité qui devait le diriger, le préserver des écarts toujours possibles, pourvoir à la conservation des progrès acquis; et cette autorité apparaît d'autant plus indispensable pour le Christianisme, qu'il avait, et que, d'une certaine manière, il a toujours à se constituer lui-même, à se défendre, à s'agrandir. Le développement légitime a besoin d'être garanti par une autorité infaillible. Autorité et révélation sont des termes corrélatifs. Qui supprime l'autorité, sera fatalement rejeté dans le système de la religion naturelle, et c'est bien là qu'aboutissent plus ou moins ouvertement toutes les formules du protestantisme libéral. » (Cf. Revue du Clergé Français, 17 déc. 1898.)

Note de la page 173.

Dissentiments entre le P. Gratry et le P. Pététot.

Dans un procès aussi délicat, il est très difficile, même à plus de cinquante ans de distance, de prononcer un jugement. Les deux œuvres en conflit, celle des petits séminaires et l'atelier d'apologétique, ayant été jugées toutes les deux, dès la fondation, opportunes et excellentes, essentielles à l'Oratoire, il n'y a pas lieu de discuter laquelle des deux avait un droit de priorité. On peut seulement se demander, puisqu'il n'était pas possible de les mener de front tout d'abord, auquel des deux hommes de Dieu il seyait d'ajourner momentanément la réalisation de ses préférences.

Il nous semble, tout en tenant compte des lacunes incontestables

du P. Péiétot, que le P. Gratry se fût honoré par un sacrifice aussi méritoire, si pénible qu'il lut. En ne s'y résignant pas, sous l'inspiration des motifs les plus élevés sans doute, en voulant devancer, par impatience apostolique, l'heure providentielle et le signal qu'il appartient à l'autorité régulière de donner, ne s'est-il pas exposé à la douleur de manquer sun but ? Et, de fait, il n'a pas réussi à fonder son atelier d'apologétique; il a été amené peu à peu à se séparer de ses frères, et à travailler seul, contrairement àses intentions et à ses désirs.

Ne paraît-il pas aussi avoir un peu oublié qu'il s'était rallié, dès le début, sans réserve, à l'œuvre des petits séminaires? Il l'avait adoptée, non seulement avec bonne volonté, mais avec enthousiasme. Ses lettres intimes de 1832 et de 1833 en font foi. « Dès que nous serons en nombre suffisant, écrivait-il en 1852, nous a[)pliquerons le fruit de nos études à un petit séminaire. Je ne dis pas à plusieurs, je dis: d'abord à un seul, sur lequel on concentrera toutes nos forces. Là, nous tâcherons de résoudre ce très difficile problème d'un petit séminaire très bien tenu ; où l'éducation soit réellement sacerdotale et où les lettres et les sciences soient enseignées avec autant de succès, et avec plus de succès, si nous pouvons, que dans le meilleur des collèges..., en sorte que nos jeunes gens sortiront de là armés de toutes pièces, sachant tout ce que sait leur siècle. S'ils entrent alors au grand séminaire, ils seront solidement préparés à la théologie... Quel bienfait public que de contribuer à former nombre de prêtres, très chrétiennement savants, qui, à leur tour, en formeront d'autres!...

« Élevé)' l'enfance du prêtre est la plus importante des œuvres, notez-le : c'est élever Jésus enfant. L'œuvre des petits séminaires est une œuvre fondamentale, peut-être la première de toutes les œuvres en ce moment. »

Ailleurs encore, il s'enflamme sur le même sujet, et il écrit : « La première fois que Pie IX a entendu parler de cette œuvre, il a dit ces propres paroles : «Si onréahsait cette idée, ce serait le salut de l'Eglise en France... et hors de France. » Ces paroles m'ont été écrites, à moi, par l'évèqueà qui Pie IX les a dites (Msf Dupanloup); elles m'ont été écrites le lendemain du jour où elles ont été dites...

« Comprenez pourquoi Pie IX a pu dire cette étonnante parole. C'est parce qu'il s'agit d'élever l'enfance du iprétre. ce qui ne s'est jamais bien fait. Le vœu du Concile de Trente n'a pas encore été réalisé. Les grands séminaires vont bien. Les petits séminaires sont au dernier degré de la soulfranccU y a des congrégations pour toul ; il n'y en a pas pour cela. Or, lous les maux du Clergé et, par conséquent, tous les mauï de la société, viennent des petits séminaires, ou plutôt de leur absence, presque par toute l'Europe, et des trop faibles ressources dont sont pourvus ceux »|ui existent. Un Jésuite qui a i)rêché 200 retraites ecclésiastiques en France, me disait, il y a quelques jours : « Tout le mal vient des petits séminaires. C'est

absolument constaté. L'enfance du prêtre n'est pas assez préservée. Votre œuvre, si elle réussit, sauvera tout. » Un autre Jésuite, celui qui tient la maison des retraites pour les Jésuites mêmes, me disait : « Cette œuvre est à peu près le seul moyen de sauver l'Allemagne. Nous y faisons de grands efforts, mais qui ne sont pas assez soutenus du clergé local, lequel ne peut être bien relevé que parles petits séminaires... Donc, je vous demande pour cette œuvre toute la conviction, tout le cœur, tout l'enthousiasme chrétien dont vous êtes capable... » (passim).

Ces lettres étaieut adressées à M°*^ F. de S., née G. de B., qui avait épousé un des plus brillants élèves du P. Gratry à Stanislas. J'en dois la communication à l'obligeance de mon ancien confrère, le P. Desjardins, de l'Oratoire.

Ne semble-t-il pas que, dans le douloureux conflit avec le P. Pététot, le P. Gratry avait quelque peu oublié les premiers élans dont témoignent ces pages?

Note de la page 189.

Méthode d'immanence. Cette expression doit s'entendre ici dans le sens qu'elle avait en 1899, à l'époque où furent écrites ces lignes, et non dans le sens équivoque, et parfois peu orthodoxe, qu'elle a pu prendre plus tard. La maxime dans laquelle certains esprits ont voulu, à tort, enfermer cette méthode, à savoir que (t rien ne peut entrer dans l'homme qui ne sorte de lui », ne pouvait être celle du P. Gratry. Avec le Pape Léon XIII, il aurait répudié cette philosophie « qui, sous le spécieux prétexte d'affranchir la raison humaine de toute idée préconçue et de toute illusion, lui dénie le droit de rien affirmer au delà de ses propres opérations. » {Encyc. au clergé franc, 8 sept. 1899.)

.Mais le P. Gratry admettait, avec les nouveaux apologistes, la nécessité d'un dogmatisme moral, et il la démontrait avec une force et une clarté admirables. Qu'on lise son beau traité des rapports de la raison et de la foi, ou les chapitres sur les deux degrés de l'intelligible divin dans La Connaissance de Dieu, on y verra quelle part indispensable il entend faire à la volonté, au cœur, pour arriver à la vérité vivante.

« L'esprit, dit-il, a des racines dans le cœur et tient nécessairement à la volonté même, dans l'unité de l'âme. Il y a des mouvements que l'esprit isolé ne fait pas seul; l'esprit peut déduire, mais il ne s'élance pas. On diminue l'élan de l'intelligence, à mesure qu'on l'isole et que l'àme tout entière ne l'appuie pas de toutes ses forces. Comment, alors, veut-on qu'un tel esprit s'élève à la plus haute région de l'intelligible et qu'une raison si mal soutenue arrive au terme? Elle ne fait qu'osciller de la plus basse région à la moyenne, se fatiguer

de ce travail stérile, retomber, retourner l'efFort et chercher son progrès dans sa chute. » (Conn. de Dieu, t. II, p. 187.)

Note de la page 32i.

A propos de l'engouement du P. Gratry pour Bastiat, voici une jolie anecdote qu'aimait à conter le P. Lescœur. M"'*' Léon Bore, une allemande de Munich, mystique et presque exaltée, consulta un jour le P. Gratry sur le choix d'un livre de piété. — « Un livre de piété! s'écria Gratry. Ah! oui, j'en connais un bien remarquable. Achetez les Haj'tnonies économiques de Bastiat! » M™« Bore ahurie n'en pouvait croire ses oreilles. Elle alla confier sa stupéfaction au P. Lescœur.

Note de la page 352.

Parmi ces jeunes gens qu'aimait particulièrement le P. Gratry, Albert Dumont mérite de ne pas être oublié. Emporté prématurément, à quarante-trois ans (1884), sa mort fut un deuil pour l'Université tout entière et une perte très sensible pour l'Enseignement supérieur, qu'il dirigeait avec une maîtrise incomparable. Il fut mieux qu'un membre distingué de l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres, mieux qu'un administrateur hors ligne, il fut une âme élevée. Les deux lettres suivantes, toutes les deux inédites, en témoignent. Elles témoignent aussi des liens de cœur qui l'attachèrent au P. Gratry et de l'action morale exercée par celui-ci sur cette nature d'élite.

« Paris, 18 avril 1863.

« Mon Révérend Père,

« Mon bon ami Ludovic Carrau est revenu sincèrement au catholicisme. J'ai donc dû, pendant cette semaine, songer avec plus d'at- .tenlion que jamais à la conduite que je devais tenir désormais. La pensée d'une résolution à prendre sur la question religieuse ne peut me quitter, et ne m'a jamais quitté, mais elle est certainement plus vive depuis que mon ami, celui avec lequel je vis dans la communauté de pensées la plus entière, a une foi et des principes que je n'ai pas. Après les réflexions de 'cette semaine, je ne crois pas, en toute sincérité, être prêt pour un retour complet et vraiment sérieux. Toutes les raisons que j'ai pu avoir autrefois, je les ai aujourd'hui avec ;iutant de force que par le passé.

« Il y a deux ans à peu près que je cherche la vérité complète sur Dieu. Je n'en suis donc pas à l'incrédulité irréfléchie qui court le monde, cette incrédulité, dont Voltaire a donné le ton et qui souvent ne croit pas, parce qu'elle a intérêt à ne pas croire. M. l'aumônier Flandrin * , chez lequel j'ai toujours trouvé, avec une réelle et bien douce affection, le zèle le plus ardent et le plus actif pour mon salut, m'a assez montré la vraie nature de la question, telle que la pose aujourd'hui aux philosophes la théologie : Faut-il ou ne faut-il pas croire au surnaturel ?...

« Je travaillerai toute ma vie librement, croyant à un Dieu vivant et bon, l'aimant infiniment. Je chercherai la vérité, persuadé que je ne l'ai pas, que du moins, j'en ai seulement une petite partie; sijr que Dieu est, sûr que le bien a une réalité toute-puissante; en dehors de ces deux principes, sûr de peu de chose...

« ... Le jour où je vous ai vu, j'ai été meilleur, je me suis senti changé, capable de plus de bien, de moins de mal. L'un des arguments les plus forts contre toute ma philosophie, c'est vous ; avec vous, les résolutions que vous m'avez inspirées, les désirs que j'ai eus quelquefois en vous écoutant de croire ce que vous croyez, d'aimer ce que vous aimez. Appelez-moi donc votre enfant, aimez-moi toujours et souffrez que je vous aime... »

« Albert Dumont. » {Lettre inédite.)

Note de la page 352.

Albert Dumont auP. Gratry.

ÉCOLE FRANÇAISE. • Athènes, 20 juillet 1863.

« Mon très bon et très révérend Père,

« Cette lettre vous viendra de bien loin et d'un bien beau pays. Mais, c'est un de vos privilèges d'avoir partout des amis qui vous aiment. Ne me disiez-vous pas un jour qu'on vous lisait en Australie et en Amérique? Je vous ai trouvé dans la bibliothèque d'Athènes. Par ces livres, ou grâce aux souvenirs personnels, que d'âmes sont en constante union avec vous, et que de remerciements secrets s'envolent tous les jours vers vous! C'est le plus grand bonheur qui vous soit donné en ce monde !

« Je n'exagère rien ; j'ai pensé tous les jours à vous ; et, si je ne vous ai pas écrit, c'est pour une seule raison : je ne voudrais vous

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