‹ Le pere Gratry, 1805-1872Chapitre 5 sur 263 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

fesseur d'Éloquence française à l'Université de Paris, mon ancien et vénéré maître, dont les souvenirs d'École normale sont si précis ; à M"* Mohler, dont les Mémoires ont enrichi de détails si touchants mon dernier chapitre. Je ne puis citer ici tous ceux dont je me plais à me reconnaître l'obligé et dont les noms sont inscrits au bas de mes pages.

« Je suis le serviteur et l'adorateur de la vérité seule, » disait le P. Gratry sur son lit de mort. La meilleure manière d'honorer cette grande âme était de la peindre telle qu'elle fut, avec ses qualités et ses vertus, ses faiblesses et ses fautes. Ses erreurs et ses imperfections, qui s'allient à tant de droiture et de candeur, sont elles-mêmes instructives. Je ne les ai pas dissimulées : l'histoire est essentiellement œuvre de vérité , et la vérité ne fait jamais de mal, disait sainte Thérèse.

« Il n'y a rien qui fasse étudier agréablement comme un beau travail, » écrivait Louis Veuillot. Celui-ci n'a pas eu seulement pour moi un grand charme, il m'a fait beaucoup de bien. Je souhaite que de nombreux lecteurs y trouvent, comme moi, lumière et force. Tite-Live déclare qu'à raconter l'antiquité, son âme devenait antique. Il est impossible de vivre en contact avec le P. Gratry sans être soulevé par un souffle de foi et de générosité, sans recevoir une impulsion et un élan de cette âme apostolique.

Ecole Massillon, en la fête de saint Joseph 1901.

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