Mandements des Evêques de Québec, I
À Montréal ( suite )
nent pas les officiers peuvent mettre les choses à leur profit. La seconde raison qu’apportent les plus honnêtes capitaines est que pourvu qu’ils ne fassent point de violence à leurs soldats pour leur faire ce présent, ils peuvent recevoir et retenir leur paie. La troisième raison de quelques-uns des officiers est que quand ils donnent la permission à leurs soldats d’aller travailler hors leur quartier, ils sont obligés à une plus grande assiduité, attention et vigilance au service, pour n’être point surpris par les ennemis » 8 9.
Mais ces raisons étaient combattues par d’autres non moins fortes, savoir : le roi seul, sur le trésor duquel étaient payés les soldats, pouvait autoriser les officiers à garder pour eux l’argent destiné aux soldats ; or le roi n’avait pas donné une telle autorisation. Ensuite, la cession de leur prêt par les soldats aux officiers n’avait rien de libre ; on ne leur eût pas permis de s’engager au dehors s’ils n’avaient consenti à se désister de leur paie8.
Comme on le voit, il y avait matière à un « cas de conscience » ; il se posa devant la cons-