Mandements des Evêques de Québec, I
cienee de l’évêque, qui ordonna aux confesseurs d’interroger les officiers sur leur conduite en cette matière, avec défense d’absoudre les officiers coupables d’exaction de prêt, à moins d’amendement 10.
Nous avons exposé le cas dans ses éléments essentiels. Il va sans dire que dans la pratique il se présentait compliqué d’éléments secondaires et avec des circonstances qui en rendaient la solution encore plus difficile, et pouvaient même parfois le soustraire à la sanction portée par l’évêque. L’embarras des confesseurs était grand, et l’on ne s’étonnera pas que leur conduite n’ait pas été toujours ni partout uniforme vis-à-vis des officiers coupables. C’est ainsi qu’à Montréal, paraît-il, les confesseurs — les Bécollets eux-mêmes — se montraient plus indulgents que ceux de Québec, du moins en certaines circonstances. Cette conduite des Bécollets valut à leur supérieur, le Père Denis, le 3 mars 1693, la lettre suivante, remontrance amicale du reste, que le Père Joseph était prié par l’évêque de transmettre aux autres confesseurs de la ville, Jésuites et Sulpiciens, pour qu’eux aussi en profitassent. L’évêque comp-