Voir aux Appendices une notice sur ce Réeollet
12. Il y baptisa Angélique Bossé, fille de Louis Bossé et d’Angélique Bouchard. Ce Louis Bossé, venu de France, est le trisaïeul de feu le juge Bossé (Registres du Cap Saint-
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A tous ces soucis s’ajoutait, pour le Père Denis, celui de 1 Achèvement du couvent de Québec. Si les 1500 livres de Frontenac avaient permis au Père Joseph de terminer l’église, il restait à achever la construction du couvent, et les fonds manquaient. En 1702 même, année de si nombreux deuils, le problème reçut un commencement de solution. Le 19 septembre de cette année mourait à Québec le sieur Charles Aubert de la Chesnaie, l’un des principaux marchands de la colonie, et membre du Conseil souverain. Par son testament, passé devant le notaire Genaple, le 26 -août précédent, il léguait la somme de 4500 livres pour la fondation d’une messe quotidienne à perpétuité, sans spécification du lieu où la fondation serait établie. Il est tout naturel que la femme du défunt, qui était la sœur du Père Joseph, ait songé aux Récollets. Le fils du sieur Aubert, exécuteur testamentaire du défunt, proposa donc au Père Joseph d’accepter pour son couvent la fondation : « Iceluy Sieur Aubert ayant considéré que les dits Eds Pères Récollets ne peuvent faire parachever la bâtisse de leur cloître et couvent faute de fond, et quil augmenteroit le mérite et
Ignace). — Le P. Denis signe : Com. prov, Cf. Abbé Sirois, Histoire du Cap Saint-Ignace, p. 32.
La piété de Lœuvre en plaçant ladite fondation sur ledit couvent pour en moyenner le parachèvement ; Il en a fait la proposition aux dits Reverends Pères. »
Sous la présidence du Père commissaire, les discrets du couvent s’assemblèrent pour délibérer sur la proposition. C’étaient le Père Grélase de Champy, gardien ; les Pères Daniel Desmoulins, vicaire, Juconde Drué, supérieur de l’Hospice Saint-Roch, Bertin Mullet, maître des novices, et Dominique de la Marche, lecteur de philosophie. La charge imposée par le legs était très onéreuse. Cependant, après mûre délibération, du consentement du Chevalier de Callières, leur syndic apostolique, et sous l’agrément et ratification du définitoire de la Province, dont ils se faisaient forts, les Récollets susnommés acceptèrent conjointement et unanimement, tant pour eux que pour leurs successeurs, la fondation. Le contrat fut passé le 11 novembre, au Château Saint-Louis, entre le Sieur Aubert d’une part, et M. de Callières, d’autre part, assisté du Père Joseph et des Récollets susnommés, qui tous signèrent au contrat. Les Récollets s 'engagèrent « de faire dire et célébrer à perpétuité tous les jours de chacune année une messe basse tant pour le
Intérieur de l’église des Récollets, à Québec, après le bombardement de la ville par les Anglais..
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repos de Lame dudit Sieur de la Chesnaie et de sa famille que pour satisfaire aux âmes de ses amis canadiens morts et à mourir avec lesquels Il a pu entrer en Intrigue de commerce pendant sa vie : Sauf la messe a dire a pareil jour de son décès le dixneuvième de septembre de chacune année, qui sera dite, chantée et célébrée solennellement à toujours ; apres laquelle sera chanté aussi un Libéra a Lentour da la représentation. »
Les 4500 livres devaient être employées à l’achèvement du couvent. Cette intention du Sieur Aubert était formelle à ce point qu’il stipule que « des ouvrages de laquelle bâtisse sera tiré et fourny des quittances qui feront mention qu’ils auront été payez des deniers de ladite somme et prix de ladite fondation. » Le Sieur Aubert réservait aussi le droit pour lui et les autres enfants héritiers du défunt, si bon leur semblait, « de faire mettre et placer dans la partye dudit cloître qui aura été baty des deniers de ladite fondation une épitaphe qui fera mention d’icelle ; comme aussi pourront faire mettre ses armoiries dans les arcades de ladite partye dudit cloître 13.
13. Tout ce que nous avons écrit touchant la fondation de Charles Aubert de Lachesnaie est tiré du contrat de cette fon-
L’année 1702 s’acheva pour le Père Joseph sur un nouveau deuil. Au commencement de décembre s’éteignait une de ses tantes, Marie- Anne Leneuf, veuve du baron de Bécaneourt. Comme sa sœur Catherine, mère du Père Joseph, elle fut inhumée dans l’église des Réoollets de Québec, « en présence d’un grand nombre de personnes 14 ».
L’année suivante 1703, l’église des Récollets de Québec s’ouvrit de nouveau pour donner la sépulture à leur syndic, M. de Callières, gouverneur de la Nouvelle-France. M. de Callières mourut le 26 mai, et comme son prédécesseur, M. de Frontenac, il voulut reposer dans l’église des Récollets, avec lesquels sa qualité de syndic, protecteur et père temporel, lui créait des liens de famille. Un mois après, le mardi, 26 juin, un service solennel eut lieu chez les Récollets en présence des hauts dignitaires de la colonie, et son éloge funèbre y fut prononcé par le Père Gélase de Champy, gardien du couvent, auquel le Père Joseph, commissaire, avait délégué
dation. Archives judiciaires de Québec, Greffe de Genaple, 11 novembre 1702.