‹ Le père Lefebvre et l'Acadie [microforme] (volume 2)Chapitre 17 sur 55 · RES RS · texte numérisé non relu

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pense de ses travaux la cure de Saint. Laurent (là où le P. Lefebvre devait plus tard prononcer ses vœux religieux), et mouru&, le 20 août, 1797, âgé de 53 ans.

Un autre prêtre acadien, vénéré celui-là par toute l’île du Prince-Edouard, fut M. Sylvain-Ephrem Poirier, ordonné à Charlottetown, en 1827, par Mgr McEachern. Pendant de longues années, il desservit seul toute la partie ouest de l’île ; mais il ne put rien par lui-même pour l'éducation des siens, excepté d'en faire instruire quelques-uns à l'étranger. A sa mort, survenue en 1885, il fonda, avec le peu de biens qu’il possédait, une bourse au collège de Memraincook.

M. Hubert Gircir !, natif de Tracadie, à la N ouvelle-Ecosse, et ordonné prêtre à Québec, en 1853, n’est pas le précurseur immédiat du P. Lefebvre, mais il était digne de l'être. De tous les prêtres acadiens de la Nouvelle-Ecosse, c’est lui qui fit les efforts les plus grands et les plus généreux, mais hélas ! infructueux, pour établir parmi les siens des inaisons d’éducation. Homme de cœur et de beaucoup d'esprit, prêtre zélé, patriote convaincu, il avait fait de sa vie deux parts : l’une mise au service des autels et des âmes, l’autre vouée à l’établissement d'écoles, d'académies et de couvents où le français serait enseigné. Il entreprenait là ce qui était alors fatalement irréalisable, à la Nouvelle-Ecosse, pour un curé français. Suint- Paul lui-même y eût échoué. Mais il vaut mieux ne pas évoquer des souvenirs contemporains pénibles à raconter. Von est hic locus.

La ‘enommée de ses travaux et de ses infortunes était par-venue jusqu'au Nouveau-Brunswick, où son père, le capitaine Joseph Giroir, avait des amis. J’allai moi-même, au sortir de mes classes, le visiter. Un profond découragement s'était eniparé de lui: il désespérait presque de la conservation de la nationalité française à la Nouvelle-Ecosse : mais, apprenant le solide succès du collège du P. Lefebvre, il les bénit l'un et l’autre et prononça son Munce dimittis.

La dernière fois que je le vis, ce fut en 1882, à la distribu-

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