‹ Le père Lefebvre et l'Acadie [microforme] (volume 2)Chapitre 2 sur 55 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le grand pape Léon XIII disait à dom Gasquet : ‘Publiez des archives du Vatican tout ce qui a quelque “valeur historique, que cela jette du crédit où du discrédit ‘sur les autorités ecclésiastiques. Si les Évangiles étaient ‘écrits de nos Jours, on justifierait le reniement de saint “ Pierre et l’on omettrait la trahison de Judas, pour ne pas ‘offenser la dignité des apôtres.”

Ces paroles du souverain Pontife, rapportées, il y a quelques années, par lord Halifax en Angleterre, seront ma justification auprès de ceux qui Pourraient trouver hardis certains passages de ce livre,

Le siècle veut la vérité, et il exige que les grands et les puissants aient le Courage de l’entendré, Il y à plus de respect dans une vérité nécessaire dite avec franchise, que dans certaines flatteries de cour proférées avec bassesse. Là où les courtisans seuls sont écoutés, l’orgueil ne tarde Pas à commander en maître à des esclaves. Dire la vérité aux rois était autrefois un crime de lèse-majesté, Les rois s’en vont ; mais ils n’emportent pas avec eux tout l’orgueil humain.

de mon héros les événements qui ont précédé immédiatement et Suivi son arrivée au milieu des Acadiens : de faire l'appel

x PRÉFACE

nominal de tous ceux, — de saints missionnaires pour la plupart, — qui ont préparé le relèvement de notre r'ACe ; de passer en revue les forces vives de l’Acadie, Si je me suis étendu longuement sur les choses d'éducation, c’est d’abord, parce que le P. Lefebvre a été un grand éducateur, et, ensuite, parce que l’étude comparative de cette question, synonyme de civilisation et de progrès, a été, jusqu’à ce jour, à peu près mise à l'index au Canada.

Je reconnais d'avance le bien-fondé de la critique qui me reprochera d’avoir abusé des digressions.

La fondation du collège de Memramcook a été pour les Acadiens un recommencement de vie nationale ; voilà pourquoi j’ai fait la chronique de cette institution. Quant au P. Lefebvre, il est pour tout le monde le plus grand bienfaiteur de sa patrie d'adoption, et, pour ses élèves, un saint.

L’esquisse de sa vie a été pour moi une œuvre de reconnaissance et de piété filiale,

Plusieurs personnes m’ont aidé À réunir les pièces dont je me suis servi. Je désire offrir tout particulièrement mes remerciements À la vénérable Sœur Léonie, fondatrice, avec le P. Lefebvre, de la communauté de la Sainte-Famille, au Canada, et au R. P. Girard, D. D. professeur de philosophie au collège Saint-J oseph.

Mais les appréciations des événements et des faits, les jugements sur les personnes, sont de moi seul. Je porte seul la responsabilité de cet ouvrage.

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