PRUDENCE , OCTAVIE
PRUDENCE , à part.
Voyons! comment vais-je m'y prendre?.
Oh! j'y suis! (Haut.) Mademoiselle!
G*3il,-
OCTAVIE, se levant.
Ah! c'est toi !.. bonjour.
J'ai bien des choses à vous dire... D'abord , M. Ernest va venir tout-à-1'heure.
OCTAVIE
Lui? tu l'as vu?
PRUDENCE
Oui. C'est aujourd'hui sa fête.
OCTAVIE
Oh ! c'est vrai !
PRUDENCE
Et je lui ai dit que vous aviez préparé ut> beau bouquet.
OCTAVIE
Ah ! mon Dieu !... je n'y pensais pas... je l'avais oublié...
PRUDENCE
Mais moi, j'y ai pensé... Tenez, voyezvous?...
(Elle lui montre le bouquet qu'elle a cueilli.)
OCTAVIE
Oh! donne... donne vite!
PRUDENCE
Un instant. Qu'est-ce que vous me donnerez pour ça?
OCTAVIE
Veux-tu ma croix d'or, mes boucles d'oreilles?... veux-tu ce portrait?... oh! non!
PRUDENCE
Non... non ; j'aime mieux ces clés que vous avez à la main.
OCTAVIE
Tiens, les voilà. Ton bouquet.
PRUDENCE
Le voici.
(Elles échangent.)
OCTAVIE
Je vais au-devant de lui.
(Fausse sortie.)
PRUDENCE
Du tout ! il vaut mieux lui faire une surprise... Rentrez dans le pavillon... et quand vous entendrez sa voix , vous sortirez.
OCTAVIE
Oui , oui... il sera bien étonné.
PRUDENCE
Je vous en réponds.
OCTAVIE
Ne lui dis pas que je suis là.
PRUDENCE
Soyez tranquille.
ENSEMBLE
Air: Oui, vraiment ( deuxième acte de Suzannk), PRUDENCE.
Un instant , Un moment Tâchez de l'attendre.
Ce moyen est très bici<.