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ne demandaient pas autre chose. Le grand
Arouet avait vu les Jésuites d’assez près pour | les estimer ; et quelquefois , sans doute par distraction, il avoue le bien qu’il en pensait. Mais le plus souvent, et surtout la plume à la main , il traitait ses anciens maîtres comme la vérité, c’est-à-dire en travestissant tout au
gré de sa passion. Une de ses plaisanteries
sur Îles Jésuites, et précisément celle dont
M. Michelet va s'emparer à propos du Ca-
nada, consistait dans cette affirmation : Que les Jésuites, habiles gens de leur métier, savaient parfaitement trier leurs sujets ; ceux qui avaient belle mine et bel esprit étaient réservés à la cour, destinés aux grandes chaires, à l’enseignement supérieur. Ceux, au contraire, que la nature avait maltraités, ne leur donnant qu’une mine chétive et de la piété , étaient envoyés dans les missions pour s’y faire griller, rôtir, martyriser, au profit
et à la plus grande gloire de l’Ordre.