DT
la sollicitation du R. P. Claude Boucher, Assistant de France.
Ensuite, Mgr de Laval, grand dévot de la Sainte Famille , à laquelle il a dédié son très-beau Séminaire de Québec , souhaitant que notre nouvelle association y fut aussi attachée et à sa cathédrale même, nous avons jugé que lui et ses très-dignes ecclésiastiques étant si zélés pour cette belle devotion , ils Pétabliroient encore mieux que nous. Ainsi nous nous sommes demis entre leurs mains de la conduite de lassociation de la Sainte Famille en Canada , à condition que ce nouvel établissement serviroit plutôt à soutenir les Congrégations de la Vierge, qu’à en diminuer ou la ferveur , ou les sujets (1). C’est en effet ce que ces Mrs observent très-fidèlement , puisqu'ils ne font des assemblées que des femmes et des filles qui sont de l’association de la Sainte Famille , et que les hommes et les écoliers, ou garçons s’acquittent avec encore plus d’assiduité et de ferveur que jamais de tous les devoirs de Congréganistes. Aussi l'association de la Sainte Famille étant comme une imitation de la Congrégation de la Vierge par le rapport des exercices de piété qui se pratiquent dans l’une et dans l’autre , il n’a falli que former celle-là sur celle-ci :
(4) La Congrégation des hommes établie à Québec, en 4657, n’a jamais cessé d'exister et de conserver, après deux cents ans, la piété et le zèle des premiers temps.
ss
ER res ni D rt rennse"i ;
afin qu’elles s'aidassent comme elles font plutôt lune et l’autre que de s’entrenuire. Tout le Canada est témoin des grands biens que produisent, comme de concert, et les Congréganistes de leur côté , et les femmes avec les filles de la Sainte Famille de leur côté aussi.
J'ai oublié de dire, qu’à mon retour de Montréal, on m’avoitredonnéle soin de !* mission Huronne, qui étoit encore à Québec. Mais à l’arrivée des troupes envoyées de France (en 1665) par Sa Majesié, et commandées par Mr de Tracy , on me choisit pour servir d’aumônier aux compagnies qu’on destina pour le Fort Richelieu du Canada. J'avoue que je fus surpris de cette disposition. Cependant je ne fis rien pour la détourner, m'étant toujours très-bien trouvé de suivre à l’aveugle les ordres de mes supérieurs ,
quelque répugnance que j'aie pu y avoir. Et eflecti-
vement , je trouvai beaucoup plus d’honnêteté, de
douceur et de docilité parmi ces gens de guerre que je ne l’espérois. Comme ils m'observoient , ils remarquèrent que j’évitois avec soin la perte du temps; que j’aimois beaucoup loraison , et que je ne les entrete::2is que des choses de leur salut ; que je compatissois aux affligés , que je servois les malades ; que je me faisois leur protecteur lorsque les officiers les maltraitoient , où avec excès , ou sans sujet. Cela me gagna l’affection même de ceux-ci aussi bien que de
ne est de les eur
éal,
om-
Cvir d mr le à
pris pour
é de
urs , à
ecti-
, de 1
rh
qui 4
ipes 1
leurs soldats , et j'en fis assez ce que je voulus. Le plus ancien des capitaines s'étant aperçu que je cou- Lois sur une écorce, sans matelas et paillasse dans un lieu découvert et exposé à tous les vents, me força , quelque résistance que je pusse lui faire, de coucher auprès de lui dans son bon lit. Il étendit aussi ses soins Charitables sur les autres besoins que je pouvois avoir.
Comme je taché de leur inspirer de la dévotion envers Jésus , Marie et Joseph, j’obtins d’eux qu'aux prières du soir , après l'examen de conscience, nous réciterions tous le chapelet de la Sainte Famille, lequel depuis ce temps-là, se dit tous les jours de méme, dans presque toutes les familles du Canada. Ceux qui profitèrent le plus de mes instructions furent l’un des quatre capitaines, nommé M. Petit et un soldat nommé Gilles Mesnard. Le premier à la fin de cette campagne se disposa par l’étude et par des retraites aux ordres sacrés, et depuis plusieurs années il travaille dans l’Acadie avec beaucoup d’édification, de fatigues et de fruit en qualité de curé de Port Royal. Le second Gilles Mesnard quelque tems après s’engagea pour toute sa vie à notre service, et entre ses différents emplois, il a une nombreuse classe d’enfans auxquels il apprend à lire et à écrire , avec l’approbation de tout le pays.
Ma mission militaire étant achevée, on me remit M. 7
DS D RO A Pr Émis us +