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actions et ses desseins à glorifier Dieu de son mieux. C’est ce qui paraissoit très-sensiblement dans ‘à part qu'il prenoit aux bons et aux mauvais succès de la religion.
Les dernières années de sa vie, ayant appris la ligue de plusieurs princes même catholiques avec les hérétiques , il n’est pas croyable combien il a fait de vœux, de prières et même d’associations avec des personnes dévotes pour obtenir de Dieu que la vérité, l'Église et la piété triomphassent de l'erreur, du schisme et de l’impiété, Il ne pouvoit entendre sans une extrême horreur , qu’en quelque lieu que ce füt, il se fut commis quelque sacrilége , ou fait quelque profanation. Au contraire il avoit une joie indicible “d'apprendre les nouvelles qui estoient avantageuses à la religion. 11 semble qw’il n’étoit sensible qu'à ce qui étoit pour ou contre Dieu , et les saintes affections de son cœur étoient si fortes làdessus , qu’elles duroient des années entières , avec des goûts spirituels et de si doux transports de son âme, que lui-même n’en pouvoit expliquer que la moindre partie. Durant quatorze ans il a été occupé d’un continuel et très-ardent désir de procurer des enfans spirituels à la Mère de Dieu, pour donner des frères au fils de Dieu. Un désir du moins aussi constant et aussi fort de voir Dieu honoré par tous dans l’Eucharistie le tenoit comme attaché aux pieds
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des autels. Et c’étoit avec des lumières du ciel tout extraordinaires et avec de très-grands transports d’amour qu’il contemplait l’honneur infini que Jésus rend pour nous à son Père dans le mystère de nos autels. Quoiqu'il ait eu dès son noviciat, un trèssublime don de contemplation et de présence de Dieu , cependant on peut dire qu’il étoit habituellement dans un état d’oraison affective, laquelle lui faisoit trouver du goût à produire pendant des semaines, des mois, et des années toutes sortes d’actes de vertu , sur une vérité qu’il avoit ou pénétrée par spéculations , ou plutôt reçue du ciel par révélation. Mais on connoitra mieux quelle étoit la disposition de son cœur et quelles étoient ses pratiques dans ses exercices spirituels par ce qu’ilen a marqué lui-même à son confesseur. (Nous verrons plus loin cet écrit.)
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