RAPPORT
Sous le rapport de, pour : par rapport à; à regard de.
La locution sous le rapport de, aussi courante que dans le but de, est tout aussi absurde. Chaque jour on entend des phrases comme la suivante : Cet homme est remarquable sous le rapport de l'intelligence.
Or, comme le remarque très finement Liltré, si une chose était sous un rapport, elle serait en dehors du rapport. Une chose est en rapport, en relation avec une autre, et non, sous un rapport. On ne saurait la considérer sous un rapport, comme on la considère sous un point de vue.
Un rapport est une relation entre deux objets, qui en sont les deux termes, les deux bouts. L'un est donc avec l'autre dans tel rapport, dans telle relation, et non sous tel rapport. On dira donc : Cet homme est remarquable par rapport à V intelligence. C'est la locution sous le point de vue de, qui, par une fausse analogie, nous a valu sous le rapport de.
Littré a relevé sous ce rapport, pour : à cet égard, dans Bourdaloue et chez quelques auteurs du xviii« siècle. Le Dictionnaire de l'Académie, au mot Rapport, ne donne pas cette locution illogique ; mais au mot Sous, il donne : sous ce rapport, sous plus dhm rapport. Ici l'Académie est en défaut.
Raser, rasoir, raseur, pour : ennuyer quelqu'un, ennuyeux.
Néologisme populaire et bas. Cependant l'Académie admet dans ce sens et comme populaires :