‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 142 sur 142 · MENEZ-MOI-Z-Y · texte numérisé non relu

MENEZ-MOI-Z-Y

cite un exemple tiré des Pensées de Pascal : « Si tu me trouves dans les autres, compare-t'y (arux autres) », et les impératifs des verbes s'en retourner, s'en aller : Retourne-t'y-en (Boileau, Dial. sur les Héros de Roman)] Va-Vy-en (Dancourt).

Girault-Duvivier, dans sa Grammaire des Grammaires, n'admettait que menez-moi-z-y ; mels-toiz-y. C'est ainsi que le peuple s'exprime, quand il ne dit pas menez-y-moi. A l'impératif, le pronom complément se place, en effet, immédiatement après le verbe : menez-moi-z-y est formé régulièrement sur rendez-vous-y ; fiez-vous-y; le z serait une lettre euphonique, comme l's de vas-y, donnes-y, et comme le z dans : entre qualre-z-yeux. Mais l'usage de nos écrivains classiques est contraire à l'opinion de Girault-Duvivier.

Nous sommes de l'avis des grammairiens qui conseillent d'éviter ces constructions, pour la plupart, rares, dures, que l'Académie ne mentionne même pas, et de les remplacer par des périphrases comme : veuillez m'y mener : veuille t'y mettre.

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