‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 33 sur 142 · COQUILLE · texte numérisé non relu

COQUILLE

Le mot écaille sert, en effet, à désigner les valves qui couvrent le corps de l'huître. {Académie.}

Consentir à ce que, pour : consentir que :

Tel est l'usage des bons auteurs. Je consens qu'il parte, et non : à ce qu'il parte. A l'origine, consentir s'employait avec un complément direct. On trouve encore dans Corneille :

Le consentir as -tu cet effort sur ma flamme?

Rodogunc, III, v.

Parlez, je le consens.

Don Sanche, IV, v.

Et en termes de droit : Consentir une vente. Consentir que est donc plus conforme à l'histoire de la langue :

S'il le faut, je consens qu'on lui parle de moi.

Racine, Andromaque, IV, i.

Conséquent, pour : important.

Une ville importante, et non : une ville conséquente, pour indiquer une ville peuplée, industrielle, etc. Conséquent indique une chose qui en suit logiquement une autre : Avoir une vie conséquente à ses principes; ou une personne qui a de la logique dans les idées ou dans la vie : Un esprit conséquent ; un homme conséquent. Le néologisme que nous signalons a été formé, sans doute, par analogie avec les expressions très correctes : une chose de conséquence, qui peut avoir des conséquences; une personne de conséquence.

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