‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 34 sur 142 · CONSÉQUENT · texte numérisé non relu

CONSÉQUENT

(importante). Aussi certains critiques modernes, notamment M. Brunetière {Bévue des D. -Mondes, 15 nov. 1905), ne condamnent pas ce néologisme, qui a été employé par de médiocres écrivains, La BaumelIe,Piis, Mercier, au xviii" siècle, et dans lequel Littré voit une « grosse faute » (au mot Conséquence, Remarque).

Par conséquence, pour : en conséquence.

Simple question d'usage, et inversement, pour la même raison, on dit pai^ conséquent, et non, en conséquent.

CONSIGNER SA PORTE, pour : DÉFEN- DRE, INTERDIRE SA PORTE, CONSI GNER QUELQU'UN A NOTRE PORTE.

Consigne?^ signifie, en effet, mettre en dépôt : Consigner des marchandises ; sens tout différent de celui de la locution vicieuse que nous signalons. Cons/r/we?*, en parlant des personnes, signifie tenir enfermé par punition ou par mesure d'ordre : Consigner un élève; consigner un régiment. De là l'expression correcte : Consigner quelqu'un à la porte : lui interdire d'en franchir le seuil.

Consulte, pour : consultation ou ordonnance d'uri médecin.

Consulte est un vieux mot, usité encore dans certaines provinces, mais qui ne s'emploie plus chez les bons écrivains; il a été remplacé par consultation; comme cuite, par cuisson; efficace, par efficacité; purge, par purgation, etc.

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