COTÉ
Ici, près de signifie : en comparaison de.
Cottage, prononcez à l'anglaise, kottédf ; mot anglais, pour désigner une petite maison de cam pagne.
Couci-couça, pour : couci-couci.
De l'italien cosi cosi, ainsi ainsi, comme ci comme ça, à peu près.
... Ai- je pas réussi Eh tout ce que fai dit depuis? — Couci-couci.
Molière, L'Étourdi.
Couci-couça a été formé sous l'influence de comme ci comme ça.
Couperose, masculin pour le féminin.
Produit chimique, maladie.
COURBATURÉ, pour : COURBATU.
Courbatu, de court et battu : battu à bras raccourcis, signifie qu'on a une courbature, c'est-àdire une lassitude extrême, comme si on avait été roué de coups. Courbaturer et courbaturé, sont des néologismes, dérivés de courbature. Au lieu de l'expression se courbaturer, il faut dire : se donner une courbature. Nous trouvons dans se courbaturer la tendance à la locution abrégée.
ÊTRE A COURT DE, pour : ÊTRE COURT DE.
Les bons auteurs disent : être court d'argent, d'esprit, et non, à court d'argent, expression admise à tort dans le dictionnaire d'Hatzfeld. « Si
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je n'étais court de fmance ». Régnier (Ep. m). « Godel... court de savoir » (Saint-Simon). Court est ici adjectif : la préposition ne sert qu'à en brouiller le sens. Ce tour vicieux a été amené par être à bout d'argent, d'esprit, où bout est substantif et où la préposition est nécessaire. Au xvii^ siècle, les grammairiens discutaient pour savoir s'il fallait dire, au féminin, cette femme est court, ou courte d'argent. L'Académie a vu avec raisofi un adjectif dans cette construction. Il faut donc dire : cette femme est courte d'argent.
Coûté, avec V accord, pour : coûté, invariable.
Tout en remarquant que « plusieurs personnes écrivent : Les vingt mille francs que cette maison m'a coûtés; les efforts que ce travail m'a coûtés -», l'Académie — et Littré est du même avis — estime que « le verbe coûter n'a point de participe variable » et que « l'exactitude grammaticale exige : Les vingt mille francs que cette maison m'a coûté; les efforts que ce travail m'a coûté ».
L'Académie a raison, malgré les exemples contraires de Racine, de Fénelon, de Voltaire et de Rousseau, exemples cités par Littré, notamment ces vers de Racine {Britannicus, v, 3) :
Après tous les ennuis que ce jour m'a coûtés, Ai-je pu rassurer mes esprits agités?
Cela prouve que nos meilleurs écrivains ont oublié parfois l'étymologie et le vrai sens du verbe coûter, qui est un verbe neutre et, par conséquent, ne prend pas de complément direct.