‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 57 sur 142 · ERREMENTS · texte numérisé non relu

ERREMENTS

tions, les vieux usages, et non pas : donner dans d'anciennes erreurs. Le mot vient de errer ^ dérivé lui-même du latin populaire iterare, pour itinerare, qui signifie marcher.

Érysipèle, pour : érësipèle (d'après l'Académie) ; simple remarque.

On disait autrefois érysipèle. Ce dernier mot, qui n'est pas dans le dictionnaire de l'Académie, est cependant conforme à l'étymologie (Ipuat7:£>.aç, qui a la peau rouge). Érésipèle est une déformation qui a passé en usage. Cependant, sous l'influence de l'étymologie mieux connue, on tend à dire érysipèle, qui, il faut l'espérer, finira par prévaloir.

ES (prononcez : e), pour EN, au singulier.

Es contraction de en les, comme des est la contraction de de les, ne peut, d'après l'étymologie, être suivi que d'un complément pluriel : Docteur es lettres. On est surpris qu'un célèbre romancier contemporain ait écrit : bachelière es charité.

ESCALIERS, pluriel, pour le singulier.

Il faut employer le singulier dans les expressions comme : monter, descendre l'escalier, c'est-àdire les degrés ou les marches d'un escalier. Escalier, du latin scala, échelle, désigne un ensemble de degrés ou de marches qui se suivent, et dont l'ensemble forme l'escalier, comme l'ensemble des échelons forme l'échelle.

Escalier ne peut s'employer au pluriel que pour désigner les diverses parties ou séries de Fesca-

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