ENTORSE
Telle est l'expression admise, comme : donner, se donner un coup.
Entrer, verbe actif, pour : introduire.
Les locutions comme : entrer un troupeau à l'étable, entrer des marchandises par fraude dans un pays, ne sont pas admises par l'Académie, qui ne donne pas entrer comme verbe actif. Cependant elle admet sortir comme verbe actif : sortir une voiture, les enfants. Mais l'étymologie explique et justifie cette différence de syntaxe. Entrer (du latin intrare) signifie pénétrer dans : c'est donc un verbe neutre. Sortir (du latin sortiri) signifie tirer, obtenir par la voie du sort : c'est étymologiquement un verbe actif, que l'on retrouve dans le composé assortir.
AUX ENVIRONS DE, marquant le temps, pour : ENVIRON.
Aux environs de ne se rapporte qu'à l'espace : aux environs de la ville; mais on doit dire : J'irai vous voir environ Pâques; environ deux heures, ou vers deux heures.
C'est-à-dire environ le temps Que tout aime...
LaFonlaine, Fables, IV, xxii.
ÉPATER, ÉPATEMENT, pour : ÉTON- NER, ÉTONNEMENT.
Épater (de patte) signifie priver d'une patte : épater un chien, épater un verre, en briser le pied; ou encore aplatir : nez épaté.
EPATER. m
De là l'expression populaire : faire une chute à plat, sur ses quatre pattes.
Je vins au beau milieu m'épater lourdement, V. Hugo, Ruy-Blas.
De là encore, au sens figuré, la locution d'argot : être épaté, être renversé, consterné par une nouvelle, etc. Quant à épatement, il n'est pas dans le dictionnaire de l'Académie.
Ëpistolier, pour : épistolaire (d'après l'Académie).
Un épistolaire est celui qui a cultivé le genre épistolaire, et dont les lettres forment un recueil. L'Académie ne donne pas épistolier, qui est cependant employé, au xvi*-' siècle, par Ch. Fontaine et, au xvn« siècle, par Ménage, qui appelle Balzac « le grand épistolier ». Le mot est d'ailleurs très bien formé ; il a au surplus l'avantage de laisser épistolaire pour le genre épistolaire.
Équerre, masculin, pour le féminin.
ÉQUIVALOIR, verbe actif, pour le verbe neutre.
On dit : La lire italienne équivaut à un franc, et non : équivaut un franc; ce traitement équivaut (lune insulte, et non : une insulte.
ERREMENTS, pour : ERREUR.
Suivre les errements de quelqu'un, c'est se conformer aux habitudes de quelqu'un; suivre les anciens errements, c'est suivre les vieilles tradi-