EVITER
En effet, Eviter est un mot de formation savante, calqué sur le latin evito et synonyme de esquiver, échapper. Il a donc dû garder son sens latin. Or, evito^ ou mieux vito, signifie fuir^ se soustraire à, échapper à. De même qu'on ne peut pas dire : je lui ai fui, soustrait, échappé cette peine, de même on ne saurait dire : je lui ai évité cette peine.
D'après Littré, cette locution vicieuse daterait du wiii'-' siècle. Il cite des exemples de Saint- Simon, Marivaux, Buffon, Marmontel.
Excepté de, pour : excepté (d'après certains grammairiens).
Girault-Duvivier, Grammaire des grammaires, et, à sa suite, plusieurs grammairiens veulent qu'on dise : j'ai été content de votre lettre, excepté la fin, et non : excepté de la fin {excepté étant considéré comme un participe). C'est, en effet, la construction ordinaire et classique : «^ Il le faut regarder comme, Vauteur de tous les biens et de tous les maux, excepté le péché » (Pascal, Lettt^e à i)/"*^ de Roannez). Mais on trouve aussi des emplois de excepté, suivi d'une préposition. Littré cite, comme exemple, cette phrase de Barthélémy : « La malheureuse facilité qu'ont les hommes de s'accoutumer à tout, excepté au bonheur » (sousentendu, après excepté : de s'accoutumer), et d'Alembert : « Lalli méritait d'être loué par tout le monde, excepté (d'être \o\\é)par le bourreau ». Barthélémy et d'Alembert ne sont pas des autorités. Quoi qu'il en soit, ces deux exemples seraient des constructions analogues à celle de hormis :