EXPRES
Cest un fait exprès. Hatzfeld cite par exprès dans un écrit du xiv*' siècle.
Un extra; faire un extra.
Locutions vulgaires qui ne sont pas mentionnées dans le dictionnaire de l'Académie. Extra est une abréviation de extraordinaire, ou plutôt, le mot latin extra, de même qu'on dit un ultra, des idtras, pour désigner celui qui, dans un parti politique, pousse toujours aux excès. Cette dernière locution est admise par l'Académie.
On trouve le mot exti^a dans le Dictionnaire de Trévoux, 1704 : « Les parties ont été renvoyées au prochain extra ». Dans l'ancien droit, on appelait audience d'extra^ une audience tenue pendant les vacances des tribunaux.
De là sont venues les locutions populaires : un garçon d'extra, ou simplement un extra, un servant qu'on emploie seulement dans certaines circonstances ; faire un extra, des extra, faire ou servir un repas meilleur que de coutume.
Être à la dernière extrémité, pour : être à rextfémité, être sur le point de mourir, être sans ressources.
Extrémité (du latin extremus), signifie déjà qu'on est au bout, à la fin. C'est par un pléonasme semblable qu'on dit : Arrivé au dernier terme, à la dernière limite.
Littré cite un exemple de Diderot et un autre de M"'« de Sévigné : « Notre Saint-Père était à la, dernière extrémité ». Cette expression n'en reste pas moins illogique.