‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 99 sur 142 · PENSER · texte numérisé non relu

PENSER

soi'lir dimanche, et surtout : Je m'étais bien penné (pour : j'avais bien pensé) qu'il pleuvrait.

Pensera, suivi d'un infinitif, a le sens de songer à, réfléchir à, se souvenir de : Je pense à partir. Mais on a dit aussi dans ce sens : penser de :

Penurz (If vous rcsondrc à soulager ma peine.

Malherbe.

t Je ne pense pas précisément d'aller à Grignan » (M""*' de Sévigné).

A LA PERFECTION, pour : DANS LA PERFECTION, EN PERFECTION.

Cette persomie écrit dans la perfection, ou en perfection, et non : à la perfection. « Façonnier c et coquette en perfection » (M'"'' de Sévigné).

En 1690, de Caillières notait déjà qu'il fallait dire : // chante en perfection, et non : à la perfection, comme on disait à la cour. La locution à la perfection avait sans doute été formée par analogie avec à merveille.

Péril, prononcez pérille (les deux // mouillées).

Période, féminin, pour le masculin, dans certains cas.

Lorsqu'on veut désigner le point extrême de perfection, d'intensité, de durée, auquel une chose est arrivée dans son développement, période est masculin. M™" de Sévigné, parlant du rhumatisme, dit : Il a son commencement, son augmentation, son période (son plus haut point de vio-

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